mardi 10 mars 2009

crevettes sautées au tamarin ou la cuisine du congélateur

Parfois, on fait les courses pour un plat en particulier, une recette que l'on a soigneusement choisie, après vérification des ingrédients déjà en notre possession, une petite liste à la main dans le supermarché, le caddie à roulettes devant soi. Parce que l'on a des invités, qu'on s'est engagée pour un repas gargantuesque, parce que l'on doit amener un dessert à la fête d'une amie, à son papa ou à un pique-nique, parce que l'on a fait une promesse ou simplement parce qu'on a envie de déguster la cuisine inventée par quelqu'un d'autre.

D'autres fois, on rentre le soir sans avoir eu le courage de stopper au supermarché, en se disant qu'on verra bien, et qu'avec tout ce qui envahit nos placards on va bien trouver quelque chose à manger.

Hier, ce sont les crevettes et le pot de tamarin qui ont retenu mon attention ; tous deux achetés pour fabriquer un excellent pad thaï, que les invités et moi avons mangé trop vite pour le photographier et le raconter, mais que je vous recommande d'aller découvrir chez Claude-Olivier.

Que faire donc d'un pot de tamarin ?
Le marier avec d'autres épices, concocter un petit curry maison improvisé, avec les ingrédients du bord. La recette a été improvisée avec des crevettes et petits pois surgelés et qui n'ont pas eu le temps de dégeler - évidemment, ça marche avec du frais.

Pour 2 personnes (et un tout petit reste) :

- une trentaine de crevettes moyennes (décortiquées et surgelées)
- 1 tasse de petits pois (surgelés)
- 1 piment frais
- 1 échalotte
- 3 cs de graines de moutarde
- 3 feuilles de curry
- 3 graines de cardamome
- 1 cc de coriandre en poudre
- 1/2 cc de gingembre en poudre
- 1 cc de curcuma (turmeric)
- 1 cs de sauce de poisson (nuoc mam)
- 3 cs de noix de coco râpée
- 4 cs de tamarin liquide
- du sel, de l'huile

Lancez le rice-cooker avec par exemple du riz sauvage. Faites mariner les crevettes dans le tamarin ; vu que les miennes étaient congelées, je ne suis pas sûre que cela a changé grand-chose mais bon... idéalement... à anticiper une vingtaine de minutes avant la cuisson.

Hachez menu l'échalotte et le piment.
Dans une poêle, faites chauffer un peu d'huile, et faites y revenir doucement et pendant quelques minutes l'échalotte, le piment, puis toutes les épices : graines de moutarde, feuilles de curry, cardamome, coriandre, gingembre, curcuma.
Ajoutez les crevettes et leur tamarin et faites les (décongeler puis) cuire. Puis les petits pois, même traitement. Arrosez de la sauce de poisson, salez si nécessaire. Laissez cuire sur feu maximum le temps que l'eau s'évapore si c'est du congelé ; sinon, il suffira de sauter les crevettes quelques minutes à peine.
Lorsque le liquide a réduit, ajoutez la noix de coco, mélangez bien et achevez la cuisson à feu doux, le temps de servir le riz dans les assiettes.



Un petit plat tout simple, à adapter selon les épices qui dorment dans vos placards ; le tamarin donne une saveur citronnée et douce à ce curry. Le résultat n'était pas très piquant, parfait même pour des palais sensibles, mais cela dépend bien sûr du type de piment utilisé. Il est toujours possible, en cas de brûlure, d'ajouter plus de coco râpée pour adoucir le plat.

vendredi 6 mars 2009

bortsch pour Eugène O.

Je vous écris - quoi d'autre à dire ?
J'ai tout dit si je vous écris.
Je sais, cela peut vous suffire
Pour me punir par le mépris.
Mais dans ma peine, mon martyre,
Vous qui gardez un coeur qui bat,
Vous ne vous détournerez pas.


(...)




Tania gémit, Tania soupire ;
La lettre tremble dans sa main,
Le ruban rose de la cire
Figé sur sa langue carmin.
Elle a penché sa douce tête
Sur le côté. Sa chemisette
Glisse le long d'un bras charmant.


(...)




Tania espère, impatiente,
Que cessent les frissons du coeur,
Le tremblement dans la poitrine -
Pourtant ses joues sont purpurines,
Le feu brûle toujours plus fort,
Il se répand dans tout le corps...
Ainsi s'agite dans la fièvre
Un papillon batifolant
Pris au filet d'un garnement ;
Ainsi frissonne un pauvre lièvre
Qui dans la plaine labourée
Voit le chasseur qui va tirer.

Et puis, elle soupire, et lasse,
Elle se lève de son banc
Et tourne dans l'allée, quand, face
A elle, juste droit devant,
Seul, - Evguéni ; ses yeux de flammes,
Terribles, qui lui transpercent l'âme ;
Comme un feu qui la frôlerait,
Et la voilà, elle, en arrêt.
Mais pour narrer les conséquences,
Ami lecteur, pour le moment,
Je suis trop fatigué, vraiment.
Laissez-moi prendre une distance,
Me reposer d'un long discours -
J'achèverai un autre jour.

* * * * * * *

Bortsch
(pour seize acteurs et une quarantaine de leurs spectateurs) :



- 3 kg d'épaule de boeuf ou autre morceau pour bouilli
- 600 g de poitrine de porc fumée
- 1kg de pommes de terre
- 1 kg de carottes
- 2 kg de céleri pomme
- 3 kg de chou blanc
- 3 kg de betterave rouge (cuite)
- 6 poireaux
- 6 gros oignons
- 3 bouquets de persil
- 3 bouquets d'aneth
- 8 pots de crème acidulée
- 5 cc de grains de poivre noir
- 6 feuilles de laurier
- 9 cs de vinaigre de vin rouge
- du sel
- ainsi que des litres d'eau... et une très grande casserole


Mettez les viandes au fonds de la casserole. Couvrez d'eau froide. Portez à ébullition et laissez cuire à gros bouillons. Au cours des trente premières minutes (dès l'ébullition), écumez régulièrement. Assaisonnez avec les feuilles de laurier et les grains de poivre.

Coupez tous les légumes en julienne. Lavez et épluchez-les avant, quand nécessaire, faut-il le préciser ?

L'usage d'un robot ménager est vivement conseillé, quitte à devoir demander au gentil mari d'une collègue de faire un détour pour venir vous le prêter.



Réservez un bon tiers de la betterave en julienne, et mélangez la avec le vinaigre de vin. Gardez-la à part.

Ajoutez le reste des légumes au bouillon, et de l'eau en quantité suffisante pour recouvrir le tout.


Pour accélérer les choses, vous pouvez anticiper et la faire bouillir avant, pendant l'atelier découpage. Vous aurez peut-être besoin d'une deuxième casserole. Faites comme vous pouvez avec le matériel disponible, vous mélangerez le tout au fur et à mesure du service...

Laissez cuire au moins deux heures, à feu doux. Remuez de temps en temps. Salez, goûtez, re-salez. Vers la fin, ajoutez le persil haché.


Retirez la viande et le lard, et coupez-les en dés. Au vu de la quantité de légumes, plusieurs mains seront nécessaires pour aller à la pêche au bouilli.



Réintégrez les morceaux de viande dans la casserole, et juste avant de servir, ajoutez la betterave marinée au vinaigre. Une étape indispensable pour obtenir une belle assiette rose foncé, les betteraves qui auront cuit avec le reste ayant perdu leur couleur.


Proposez, au service de la crème fraîche acidulée et de l'aneth haché. Dégustez avec de la vodka jusqu'au bout de la nuit.



Alexandre Pouchkine : Eugène Onéguine - traduction André Markowicz - Babel

jeudi 26 février 2009

kiwis, pommes, raisins, pour crumble anti-allergique

A la relecture de mon dernier billet, je constate que Gracianne et Estèbe n'avaient pas tort : c'est un billet de fort mauvaise humeur que celui de la tarte au chou blanc. Cette neige, ce gris, quelle usure.

Le printemps pointe son nez ; un jour sur deux, mais tout de même, il pointe son nez. Une journée parfaite pour vous faire part de cette recette aux fruits ensoleillés, les kiwis, que l'on trouve chez nous même en hiver. Kiwis auxquels, oui, comme je le disais l'autre jour, je suis allergique, mais comme la plupart des allergies aux fruits il suffit de les cuire pour que les méchants enzymes disparaissent et me le rendent tout à fait comestible.


(note : certains l'auront peut-être remarqué, mon allergie s'étend également aux pommes - d'où de nombreuses recettes elles se retrouvent systématiquement cuites...)


Donc, le crumble de soleil d'hiver, pour un (petit) plat à gratin (soit quatre à six portions) :

- 7 kiwis
- 1 grosse pomme
- 2 cs de raisins secs
- 2 cs de calvados
- 1 cs de gelée aux pommes (chez moi, pommes-cannelle)
- 90 g de margarine (ou de beurre)
- 120g de farine
- 100g + 2 cs de sucre roux

Préchauffez le four à 210 degrés. Trempez les raisins secs dans le calvados, la gelée de pommes et deux cuillères à soupe de sucre roux. Faites fondre la margarine (ou le beurre) à feu doux. Epluchez les kiwis et tranchez les en tranches puis en quartiers. Râpez la pomme format "bircher" - soit avec les gros troux de la râpe.
Beurrez le plat à four, puis mélangez-y les fruits (kiwis, pommes, raisins marinés). Dans un plat, mélangez farine, sucre roux et beurre fondu à la fourchette jusqu'à obtenir la texture grumeleuse adéquate.
Recouvrez vos fruits bien répartis dans le plat de cette pâte à crumble.
Passez au four pour trente minutes.


mardi 17 février 2009

tarte salée au chou blanc, en fait c'est plutôt bon


L'hiver se prolonge. Sérieusement. Ce matin, pour la quinzième fois de la saison, j'ai ouvert la fenêtre pour découvrir un grand manteau blanc sur la ville. J'ai glissé délicatement en bas de ma rue et remercié le ciel d'arriver en même temps que mon bus - il faut dire, il n'en vient que toutes les quinze minutes, donc la plupart du temps je fais le trajet à pied. 

J'avoue en avoir un peu marre des collants en laine, de mon manteau violet, de mon écharpe et mon bonnet. Mais surtout, de tourner avec deux paires de bottes plates, et une paires de baskets montantes. Je rêve de bas à 30 deniers, de jolis talons, et de ressortir une veste légère. Surtout ce soir, en descendant mon chemin trop raide et pas déneigé avec deux cabas plein des légumes du panier.




Déjà, avec deux cabas (parce que les copains ont la bonne idée d'être en tournée et de bosser le soir alors il faut bien prendre le leur et le leur garder au frais), c'est impossible de changer de main pour soulager mon petit bras. Et avec de la papotche partout (oui, c'est comme ça qu'on appelle la neige toute mouillée des villes, chez nous), c'est impossible aussi de faire un arrêt en les posant par terre.
Et évidemment, les trois feux de Chauderon sont tous rouges, l'un après l'autre, ce qui fait qu'on met quinze minutes pour traverser un pont. Pour couronner le tout, le contenu du panier est carrément de saison : un kilo de carottes (on a fini le précédent hier) ; un kilo de patates (il en reste plein le frigo) ; six kiwis (je suis allergique aux kiwis) ; un chou blanc (mais qu'est-ce qu'on peut bien faire avec un chou blanc) ; et pour sauver un peu l'affaire, du rampon et du pourpier, histoire d'avoir un peu de vert et frais.

Donc... une fois arrivée à la maison sans fémur ni coccyx cassé, avoir rangé les légumes et suspendu le manteau mouillé, la question se pose : que faire avec tout ça, et avec le contenu du frigo (des pots de confiture, un vieux yoghurt, des sauces asiatiques en tout genre, de la moutarde, les légumes susmentionnés, un reste de margarine, trois oeufs, un rouleau de pâte brisée) ? Et relativement rapidement, en plus ?

Quelques minutes de surf plus tard, une tarte salée au chou blanc :

- 1 rouleau de pâte brisée
- 1 yoghurt nature
- 2 oeufs
- 1 petit chou blanc
- 1 carotte
- 1 échalotte
- 1 généreuse cc de curry en poudre (ou plus au moins, selon goût et type de curry)
- sel, poivre

Préchauffez le four à 180 degrés. Lavez puis coupez le chou en morceaux, en ôtant le tronc, les morceaux durs. Détaillez-le en lanières grossières. Jetez le dans un fonds d'eau dans votre Hotpan, dans un peu plus d'eau dans une casserole normale. Ajoutez-y l'échalotte hachée, et la carotte épluchée puis râpée en gros. Laissez cuire une dizaine de minutes, les légumes doivent rester croquants, égouttez et rincez.

Dépliez la pâte dans une plaque à gâteau, piquez-la. Dans un saladier, battez les oeufs, le yoghurt, le curry, salez et poivrez. Versez les légumes sur la pâte et recouvrez du mélange au curry. Mon chou à moi était trop gros, il me reste un peu de légumes auxquels je trouverais bien un destin ces prochains jours.

Laissez cuire quarante minutes. Dégustez avec une salade (par exemple de rampon et pourpier enfin ce n'est pas obligé).



Pour une recette improvisée, avec un panier d'hiver pas très gai et les restes du frigo, j'ai été vraiment convaincue. Le curry se marie très bien avec le chou, la carotte met le minimum de couleur nécessaire, l'échalotte le parfum. En plus, en utilisant un yoghurt plutôt que de la crème, la tarte est toute légère.

Finalement, un heureux dénouement pour ce menu d'hiver conçu sans s'en réjouir...

vendredi 6 février 2009

à la bonne affaire m'sieurs-dames ! deux jolis gâteaux


Vous avez trop chaud. Votre écharpe vous gratte. Vous êtes là à errer dans les rayons du grand magasin ; pas que vous n'ayez particulièrement besoin de quelque chose, non, mais sur le chemin de la maison, après un café en ville, vous avez fait un crochet par le rayon mercerie, vous ne savez plus vraiment pourquoi, et puis vous voilà au milieu des accessoires de cuisine. Vous êtes étourdie. Vous comprenez soudain que c'est à cause de ce type qui hurle dans un micro au son pourri qu'il reste 5, non 4, non 3 minutes pour faire son choix et bénéficier du super-giga-rabais de la mort.

Votre regard méprisant s'arrête un instant sur les poivriers-hachoirs-mixeurs d'un cuisinier anglais à label convaincu d'avoir réinventé l'Italie. Il hésite sur les moules à muffins en silicone - mais en même temps, les vôtres en teflon vont bien aussi.
Et là, il tombe sur une a-do-ra-ble série de moules à gâteaux, genre kouglopf.
 
Vous les aviez déjà repérés quelques semaines avant. Y aviez renoncé, en vous remémorant l'étroitesse de vos placards et votre collection déjà constituée de : un moule à muffins, un à kouglopf en fer blanc rétro jamais utilisé, un moule à manqué, un moule à charnière, un moule à cake. Mais ils sont toujours là ; à moitié prix en plus.


Votre oreille s'arrête un instant sur la voix du speaker. Vous vous dites que son job semble vraiment pénible. Et vous comprenez soudain que c'est à vous qu'il parle, à vous et aux quelques autres autour - vous avez 10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 secondes pour prendre dans vos mains les articles sur lesquels vous voulez bénéficiez de 50% de réduction supplémentaire, soit 75% par rapport au prix original. Oppressée, vous saisissez les moules et rejoignez dans une demi-conscience la longue file de la caisse. 


En rentrant chez vous, vous vous dépêchez de réaliser deux jolis gâteaux pour qu'il ne soit pas dit que vous avez cédé aux sirènes d'un bonimenteur de supermarché. Et puis finalement, vous les trouvez vraiment super beaux, vos moules.


Joli gâteau, version citron :

- 70g de margarine + pour le moule
- 80g de sucre blanc
- 2 oeufs
- 130g de farine
- 1 cc de poudre à lever
- 2 citrons

Préchauffez le four à 180 degrés. Laissez fondre la margarine, par exemple sur un coin du radiateur. Pressez les citrons. Fouettez la margarine avec le sucre. Puis battez les oeufs dans le mélange. Ajoutez le jus de citron. Puis la farine et la poudre à lever, tout en remuant. Quand la masse est homogène, versez la dans le moule préalablement bien beurré. Mettez à cuire quarante minutes environ. Laissez tiédir avant de démouler.




Joli gâteau, version choco-coco :

- 70g de margarine + pour le moule
- 70g de sucre blanc
- 2 oeufs
- 80g de farine
- 1.5 cc de poudre à lever
- 50g de noix de coco râpée
- 30g de chocolat noir


Préchauffez le four à 180 degrés. Laissez fondre la margarine, par exemple sur un coin du radiateur. Râpez le chocolat. Fouettez la margarine avec le sucre. Puis battez les oeufs dans le mélange. 
Ajoutez la farine et la poudre à lever, tout en remuant. Puis la noix de coco et le chocolat râpés.  Quand la masse est homogène, versez la dans le moule préalablement bien beurré. Mettez à cuire quarante minutes environ. Laissez tiédir avant de démouler.

lundi 26 janvier 2009

vite fait, bien fait, des pommes au four du lundi soir

Je ne sais pas comment c'est chez vous ; mais chez nous, le dessert, c'est plutôt pour les invités. Et encore, des fois ils n'ont droit qu'à un ananas en morceaux, voire une glace M......k et des biscuits. Si c'est le week-end, alors, peut-être un joli dessert. Je ne suis quand même pas totalement dénuée de compétences dans ce domaine.

Mais bon, la semaine, pour deux, c'est bien rare qu'une proposition sucrée conclue le repas. Pas particulièrement becs à sucre, pas particulièrement patients en cuisine après une longue journée, bref, pas particulièrement dessert, quoi.

Alors un lundi, en plus ?! Il fallait bien ces deux immenses pommes à cuire qui se décrépitaient dans le plat à fruits, un repas délicieux mais vite fait (sublimes raviolis à la courge ramenés d'Italie par mon amoureux, pas de photos, mais je vous assure c'était savoureux), et surtout, une de ces recettes toutes simples que l'on trouve dans les meilleures familles.

Pour deux becs à sel mais gourmands quand même :

- 2 belles pommes à cuire
- 4 cs de confiture de mûres (maison, c'est bon)
- 3 noisettes de beurre
- 2 tranches de pain un peu sec c'est pas grave (aux noix, c'est parfait)

Préchauffez le four à 180 degrés.


Creusez vos pommes à l'aide d'une cuillère parisienne, mais sans les percer. Un super truc trouvé ici, parmi les commentaires des internautes : plantez d'abord un petit couteau dans la pomme, à 2 centimètres de la base. Avant de la transpercer, vous tomberez sur la lame du couteau qui retiendra vos mouvements intempestifs. Epluchez la partie supérieure de la pomme, mais laissez la peau du tiers inférieur.

Déposez dans le puits une (petite) noisette de beurre, puis généreusement de la confiture de mûres, jusqu'en haut. Beurrez un plat à four. Déposez-y deux tranches de pain, puis les pommes.

Glissez le plat au four pour trente minutes environ, jusqu'à ce que vos pommes paraissent bien cuites et sur le point de se répandre de douceur...

Et n'oubliez pas de manger le pain, tout imbibé de jus sucré, avec les doigts !

samedi 24 janvier 2009

truite saumonée laconique en papillote, citron romarin échalotte

Achetez une truite saumonée. Coupez un citron, idéalement non-traité, en demi-rondelles plutôt fines. Coupez une échalotte en lamelles. Glissez échalottes et citrons dans la truite, avec un peu de romarin et de fleur de sel.

Posez-la dans une feuille de papier d'aluminimum.

Parsemez la de romarin, généreusement. Pliez votre papillotte. Glissez dans un plat à four. Glissez au four chaud, pour 25 minutes environ, à 180 degrés.

Dépliez, puis dégustez avec ce qui vous fait plaisir, par exemple des petits pois et une salade d'endives, moutarde, huile de noix, vinaigre de vin blanc.

Un billet laconique. Parfois, l'humeur est ainsi.