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samedi 7 janvier 2012

la Fête des Rois

Ce n'est pas parce qu'on ne blogue plus qu'on ne cuisine plus... la preuve ici :



Une pensée royale pour La Mangue avec le gâteau au chocolat, pour Loukoum avec le flan pâtissier, et pour Claude-Olivier avec le cheesecake chocolat blanc et compote de mûres (variation sur le coulis).

Et hommage aux classiques d'internet, un détour par Marmiton pour la base de la galette des rois. J'ai réalisé environ une fois et demi la base de la masse (beurre, sucre, oeufs) avant d'en prélever un quart pour y intégrer des noisettes (variante 2), et mis des amandes dans les trois quarts restants... (variante 1 et 3)
A vos règles de trois, ou à votre bon oeil d'estimation.
Je n'ai pas ajouté d'extrait d'amande amère, à l'exception de la variante 1.

Galette des rois en cinq variantes :

Chaque galette a été réalisée avec deux cercles de pâtes de 20 cm de diamètre. Pour la découpe, un saladier à bords nets fait parfaitement l'affaire. Cela permet de les cuire par deux, sur une plaque préalablement couverte de papier de cuisson.
Compter environ trente minutes au four préchauffé à 200 degrés. Laisser refroidir les galettes avant de les manger.

* * *
Variante 1 : amande et fleur d'oranger

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- masse aux amandes ci-dessus, 2/3
- quelques gouttes d'extrait d'amandes amères
- 3 cs d'arôme de fleur d'oranger (selon concentration et goût)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Ajouter à la masse aux amandes l'arôme de fleur d'oranger et l'extrait d'amande amère. Bien mélanger.

Abaisser la pâte feuilletée, y découper un cercle et le déposer sur la plaque de cuisson. Le piquer à la fourchette. Déposer la masse aux amandes en laissant un bord libre d'environ un cm. Passer sur cette bordure du jaune d'oeuf dilué avec un peu d'eau, au pinceau.
Ne pas oublier de dissimuler la fève, plutôt sur l'extérieur de la masse pour réduire les risques de découverte à la coupe.

Découper un second cercle de pâte feuilletée, le déposer, bien coller le tour, en appuyant avec une fourchette.

Faire des dessins avec une pointe de couteau. Dorer au jaune d'oeuf dilué. Décorer de perles d'or ou de paillettes alimentaires. Cuire environ 30 minutes au four préchauffé.

* * *
Variante 2 : abricots et noisettes

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 3 cs de confiture d'abricots ou de pêches (par exemple, celle que vos amis qui chantent si bien Noël vous ont offerte)
- masse aux noisettes ci-dessus
- une vingtaine d'abricots (dégelés et égouttés le cas échéant)
- 1 noisette de beurre
- 3 cs de sucre de canne
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire revenir les abricots à la poêle, dans le beurre. Les saupoudrer de sucre de canne. Ils doivent être cuits mais encore fermes.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une fine couche de confiture d'abricots ou pêches
- puis une fine couche de masse aux noisettes
- enfin, les abricots et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 3 : fraises et amandes

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 3 cs de confiture de fruits rouges (ou de prunes)
- masse aux amandes ci-dessus, 1/3
- 150-200g de fraises (dégelées et égouttées le cas échéant)
- 1 noisette de beurre
- 1 cs de sucre de canne
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire revenir quelques minutes les fraises dans le beurre, saupoudrer de sucre de canne.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une fine couche de confiture aux fruits rouges.
- puis une fine couche de masse aux amandes.
- enfin, les fraises et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 4 : pommes et caramel

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 2 belles pommes
- 1 noisette de beurre
- 2 cs de sucre de canne
- 4 cs de confiture de lait (dulce de leche)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Eplucher les pommes, retirer le coeur. Les faire revenir dans du beurre, saupoudrer de sucre de canne, laisser cuire à feu doux jusqu'à ce qu'elles soient bien fondantes et colorées.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une couche de confiture de lait (attention à ne pas en mettre trop sur les bords, cela se répand à la cuisson).
- les pommes caramélisées et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 5 : framboises et chocolat noir

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 30g de chocolat noir
- 3 dl de crème
- 3 cs de poudre d'amandes
- 150g de framboises (dégelées et égouttées le cas échéant)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie avec la crème, bien mélanger.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- la crème de chocolat fondu
- la poudre d'amandes
- les framboises et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *


* * *
(fèves et couronnes ici)

samedi 20 juin 2009

sous les arbres, un cheesecake limette et chocolat blanc

Le soleil était chaud ce jour-là. Heureusement, les vieux arbres du parc nous abritaient, et nous avons pu nous installer sur ce gazon frais toute l'année, protégé depuis si longtemps par leurs vieilles branches.

Il y avait de la famille, et des amis. Un bien vieil ami, parmi eux, et cette douce toute petite fille qui lui ressemble tellement. J'ai été heureuse de la rencontrer, de découvrir un peu sa maman, et de fermer et d'ouvrir pour elle une brique de thé froid une bonne centaine de fois, juste parce qu'elle avait décidé que ce jour-là, c'est ce "click" qui lui ferait plaisir.

Le lac était parfait en fin de journée, une fois les cakes salés et gâteaux un peu digérés, pour se donner le courage de reprendre la route. Dans ces premiers moments d'été où il faut encore un peu se pousser pour entrer, glisser dans l'eau l'espace fatidique entre le haut et le bas du maillot de bain, puis où l'on a envie d'y rester barboter pendant des heures. Encore des nappes de pollen sur les rives. Nager un peu, contempler le ciel, et les quais de plus loin. Revenir, s'ébrouer, se sécher sur le mur chaud, paisiblement, à distance du groupe, avant de revenir sur les couvertures.

On fêtait les trente ans du frangin ; mais le sucre glace fond si vite sur le cheesecake qu'on a même pas essayé d'y dessiner un chiffre ; il y avait déjà ces bougies rigolotes mais un peu moches plantées sur une tarte aux framboises pour rappeler l'occasion. 

Cheesecake limette-chocolat blanc, pour un moule à charnière de 20 cm de diamètre :

- un paquet de palets bretons au chocolat (125g moins un de mangé)
- 50g de beurre fondu
- 1 paquet de Philadelphia (200g)
- 1 pot de ricotta (250g)
- 1 pot de séré demi-gras (250g)
- 3 oeufs
- une plaque de chocolat blanc (100g)
- 3 limes (citrons verts)
- 50g de sucre

Mixer les biscuits au chocolat avec le beurre fondu. Ecrasez-les au fonds du moule à charnière (préalablement protégé d'une feuille de papier à four) , tassez à l'aide d'un verre. Déposez le moule au frigo le temps de préparer la masse.
Préchauffez le four à 180 degrés. Faites fondre le chocolat blanc au bain marie, à feu doux.
Râpez les zestes des limettes, pressez les fruits. Gardez la moitié du zeste au frais, pour la décoration le lendemain. Battez les oeufs au fonds d'un grand saladier. Ajoutez-y l'autre moitié des zestes, le jus de citron vert, les trois fromages, puis le chocolat fondu. Sucrez.

Versez la masse dans votre moule, sur les biscuits. Glissez au four pour une bonne heure de cuisson à feu doux (180 degrés). Laissez refroidir dans le four. Réfrigérez au moins vingt-quatre heures avant de déguster.


Note 1 : Mon cheesecake a coloré vers le brun, moins chic qu'un traditionnel cousin américain. L'ai-je cuit trop longtemps ? Est-ce que la ricotta a cet effet (je me souviens de gâteaux à la ricotta souvent dorés) ?

Note 2 : Ce mélange de fromages est fruit du destin ; un seul paquet de Philadelphia restait dans le frigo du supermarché - tous les autres étaient parfumés aux herbes fraiches, peu adéquat pour un dessert ; j'ai donc improvisé. Pour toute question sur les bases du cheesecake, je vous renvoie à Loukoum et sa petite leçon.

Note 3 : Si vous voulez découvrir d'autres cheesecakes de la betterave, il y en a ici et .

lundi 25 mai 2009

mini moelleux au chocolat dédicacés

Comme je le disais l'autre jour, c'est la saison des anniversaires chez la betterave. Pour celui d'une dame dont on taira l'âge mais qui m'est précieuse, j'étais chargée des desserts. J'ai donc préparé un merveilleux gâteau aux pommes dont vous n'aurez pas d'images - car réalisé dans un moule à manqué, il était beaucoup moins présentable que celui de son auteure. Mais je ne peux que vous encourager à aller le découvrir chez Eryn et à le fabriquer dans un moule à charnière, car il était vraiment excellent.

Pour l'accompagner, et surtout pour le plaisir d'utiliser mes tout nouveaux mini moules achetés lors d'un petit séjour parisien, j'ai réalisé une série de mini moelleux au chocolats tout à fait savoureux. 

Rassurons les esthè(b)tes, je les ai cuits complètement. Moi non plus, je n'aime pas manger la farine crue sous prétexte de coeur coulant. Et un gâteau peut être moelleux sans être coulant, non ?

Pour environ 25 mini-moelleux :

- 80g de farine
- 100g de chocolat noir
- 100g de beurre
- 100g de sucre glace
- 3 oeufs
- pour la déco : perles dorées de sucre, massepain coloré à modeler

Faites fondre le beurre et le chocolat noir en morceaux, au bain-marie. Battez les oeufs avec le sucre et la farine. Ajoutez le mélange fondu, remuez. Répartissez dans vos moules et faites cuire 5-6 minutes. A mi-cuisson, glissez une petite perle dorée au centre de chaque gâteau, sauf le nombre de lettres de votre fêté. Fabriquez des petits boudins avec votre massepain, et réalisez de jolies lettres enfantines en remerciant votre chère grand-maman d'avoir accepté ce diminutif lorsque vous étiez trop petite pour dire son nom correctement. Puis remerciez son fils qui est votre papa d'avoir pris son appareil photo parce que le vôtre est en vacances.

Recette piquée ici, et je confirme, c'était facile et rapide comme c'était promis. En plus, avec les moules en silicone, une vaisselle extra-rapide, que du bonheur.

Les moelleux se conservent très bien dans une boîte en plastique, du moins jusqu'au lendemain (les miens n'ont pas vécus plus longtemps)

dimanche 2 novembre 2008

sunny-cheesecake pour UM


UM est née en septembre, a fêté ses trente ans en octobre, et verra la recette de son gâteau d'anniversaire paraître en novembre. Parfois, les choses prennent plus de temps que prévu.

Evidemment, pour cette belle et grande fête, nous étions quelques-unes à nous partager la responsabilité du chariot des desserts. J'ai décidé de réaliser un cheesecake, gâteau idéal quand il y a beaucoup de monde, vu le poids moyen de chaque tranche. Je me suis promenée via mon clavier chez quelques spécialistes du sujet, et me suis finalement décidée pour une recette de Claude-Olivier.

Ses arguments : allier le sirop de sureau aux framboises, deux goûts que j'adore. Et proposer une masse à base de séré, ce que j'ai voulu essayer, mais pas encore osé, depuis que j'ai découvert le cheesecake. En effet, le fromage à trademark comme ingrédient principal, ça me déprime un peu.

Par contre, contrairement à mon inspirateur, je n'ai pas réussi à réaliser une jolie forêt de framboises sur mon gâteau. Parce que la saison des framboises fraiches est terminée et que mes framboises congelées, après leur séjour de décongélation dans ma vieille passoire en métal, avaient vraiment une sale tête. J'ai donc opté pour un simple glaçage au fromage à trademark, et sirop de sureau.

Pour un beau cheesecake (moule à charnière rond, diamètre 20 cm) :

le fonds :
- 180g de biscuits sablés au beurre
- 1 demi-citron (le jus)
- 50g de beurre
la masse :
- 250g de séré maigre
- 150g de séré entier
- 125g de séré demi-gras
- 3 oeufs
- 70g de sucre
- 100g de framboises surgelées
- 50 ml de sirop de sureau
- 1 demi-citron vert (le zeste)
le glaçage :
- 3-4 cs de Philadelphia
- 1 dl de crème liquide
- sirop de sureau (au goût)

Préchauffez le four à 200 degrés. Faites fondre le beurre à feu doux. Réduisez les biscuits en miettes au mixer, et mélangez-y le jus du demi-citron, puis le beurre fondu. Protégez le fonds du moule à charnière d'un papier sulfurisé, beurrez les bords. Répartissez la poudre biscuitée au fonds du moule, en tassant de manière égale avec le fonds d'un verre. La masse doit remonter sur les bords, sur la moitié de la hauteur environ. Mettez au four pour dix minutes.

Pendant ce temps, mélanger dans un saladier les différents sérés, le sucre, le sirop de sureau, le zeste de citron vert jusqu'à obtenir une masse bien homogène. Y casser les oeufs un à un en mélangeant au fur et à mesure.
Note : vous pouvez tout à fait adapter la recette avec une seule sorte de séré, ou deux, si vous préférez éviter l'échantillonnage que je propose là.

Versez la moitié du mélange dans le moule, et le parsemer des framboises congelées. Ajoutez le reste de la masse... les framboises se noient...

Faites cuire quarante à cinquante minutes au four, à 180 degrés. Une fois cuit mais pas encore bruni, éteignez le four et laissez le gâteau y refroidir lentement. Une fois froid, recouvrez d'un papier alu ou cellophane, et laissez reposer au frigo, au moins jusqu'au lendemain.

Avant de servir (ou de partir à la fête), préparez votre glaçage en mélangeant les différents ingrédients. Lorsque vous atteignez la texture idéale, qui s'étale mais ne coule pas, répartissez-la sur le gâteau, et lissez avec une spatule à pâtisserie (maryse).

Le soir où j'ai fait cette recette, quelqu'un qui m'est cher avait eu la grande idée de réaliser un beau pochoir pour faire des dédicaces au sucre glace sur les gâteaux. J'ai donc rosi un peu de sucre glace avec du colorant alimentaire, et l'ai transporté jusqu'au lieu de la fête.

Repas terminé, cinq à sept filles se pressent dans une minuscule cuisine pour préparer les desserts. On déchire les emballages, on sort les plaques des sacs, on glisse délicatement les gâteaux dans des plats, on prépare le fameux pochoir, on saupoudre le gâteau indécent au chocolat de l'une, la tarte à la crème de l'autre, et hop on retourne le pochoir pour faire le cheesecake blanc, sur lequel le sucre rose ressortira mieux, forcément. On renonce à décorer les tartes aux pommes qui pompent tout le sucre glace, on plante les bougies, on se met en rang, on envoie un ami éteindre la lumière, on défile gâteaux en main, l'héroïne du jour souffle ses bougies, les invités se jettent sur les desserts.

Trois conclusions seront tirées de cette soirée :

- Les fêtes, définitivement, c'est pas bon pour les photos de nourriture. Lumière basse, foule exaltée et affamée, elles seront forcément vite faites et moches. Si vous voulez voir ce que pourrait être ce cheesecake délicieux en beau, allez chez son concepteur.
- Les pochoirs, c'est joli, mais quand on les retourne ça fait les lettres à l'envers. Mais non, on n'est pas toutes blondes, mais on a dû le voir pour y penser. Et c'est comme ça qu'un billet prend un titre de recette de science-fiction.
- Tout ça n'est pas très grave, parce qu'on s'est quand même super bien amusés, et que le gâteau a été mangé si vite que UM a eu la peine le temps de réaliser que son nom était en miroir, et que je publie la recette malgré les affreuses photos parce qu'elle m'a beaucoup été demandée ce soir-là.

Et pour conclure et en souvenir... Le gâteau au chocolat décadent réalisé par la découpeuse de pochoirs...

mercredi 22 octobre 2008

prunes pochées aux épices et à la mélasse de grenade


J'aime bien les fruits pochés ; je trouve qu'ils font des desserts à la fois simples et élégants, et qui se laissent toujours manger par les estomacs les plus gavés par le repas qui a précédé. Après les poires et les abricots, j'ai donc décidé d'essayer une recette de prunes pochées.

L'idée à vrai dire m'est venue de ma maman ; lors d'une raclette de fin d'été, faite du fromage de Tequila, la vache de mon beau-père (qui en réalité est physiothérapeute mais c'est un tel gourmand et gourmet qu'il s'est acheté une vache d'hérens pour la production de fromage...), elle avait préparé deux compotée de fruits pochés, enfin je ne sais pas si compotée est le terme exact, car les fruits étaient entiers, mais aussi cuits et fondants, bref : l'une de pêches de vigne, l'autre de pruneaux, et c'était délicieux.

Invitée à mon tour à une fondue en terrasse (si si, en octobre : la soirée était belle encore et c'était comme un défi de manger encore une fois dehors avant l'hiver), et à y amener un dessert, j'ai recyclé le concept en improvisant la recette suivante :

Pour six desserts de gens repus :
- 800g à 1 kg de prunes
- 3 cs de sucre brun
- 10 grains de poivre noir
- 3 clous de girofle
- 2 sachets de sucre vanillé - ou une gousse de vanille et 1 cs supplémentaire de sucre brun
- 2 bâtons de cannelle
- 2 dl de mélasse de grenade
- 7 à 10 dl d'eau (selon le poids des fruits et votre jugé)

Laver et sécher les prunes, avant de les couper en deux et de retirer leurs noyaux. Faire bouillir l'eau, la mélasse de grenade et le sucre brun dans une casserole. Dès ébullition, y ajouter les épices (gousse de vanille fendue le cas échéant), et les prunes. Laisser cuire à feu doux pendant 5 à 10 minutes. Les prunes doivent être bien cuites et fondantes, mais ne pas se défaire intégralement, rester attentif/ve.

Egoutter les prunes en récupérant le sirop dans un bol posé sous la passoire. Faire cuire ce jus encore 5 à 10 minutes, jusqu'à une consistante sirupeuse. Filtrer le sirop en le reversant sur les prunes, en retirant la cannelle, la girofle dans une passoire posé sur votre saladier (tout le monde suit toujours, les positions des passoires ?). Vous pouvez laisser les grains de poivre noir dans les fruits, ça croque piquant tout à fait délicieusement au milieu de tout ce moelleux sucré.

Note esthétique : j'avais pris un mélange de prunes jaunes et violettes, mais au vu de la couleur finale de mon sirop, cela ne me parait pas indispensable

L'autre avantage des fruits pochés ? Ils se promènent volontiers dans leur sirop et dans une boîte en plastique (genre Tup...re), lorsque l'on doit les transporter, et en scooter c'est bien plus pratique qu'un gâteau.

En saladier chez vous ou en boîte en plastique dans un coin de la cuisine de vos amis, laisser macérer jusqu'au repas, et déguster à température ambiante.

samedi 4 octobre 2008

les tartelettes au citron de deux inséparables

Ils sont deux à cuisiner mais c'est plutôt elle qui écrit, et souvent dessine. Ils m'ont lancé un défi avant l'été que j'ai mis du temps à relever. En un mot et trois lettres, la question était : Kap ? Soit étais-je Kap de réaliser ces tartelettes au citron de deux amoureux ?

En relisant les règles de ce jeu parti du Québec, je me rend compte que j'ai mis bien plus des deux semaines autorisées pour relever le défi ! Mais la vie est parfois bien remplie, et le moment idéal pour réunir graines de pavot et zestes de citron dans ma petite cuisine vient seulement d'arriver. J'en suis désolée pour la règle du jeu...

Des tartelettes prévues pour deux amoureux, j'ai fait une série de dix mini-tartelettes dégustées à trois, car l'amoureux et moi avions un invité.

Les ingrédients :

La pâte :
- 100g de farine
- 4 cc de beurre mou
- 2 cc de sirop d'agave
- 3 cc de graines de pavot
- un peu d'eau
- des haricots secs (pour la cuisson à blanc)

La garniture :
- 250g de séré mi-gras
- 2 cc de zestes de citron bio
- 2 abricots secs hachés
- le jus de 3 citrons
- 2g d'agar agar
- 2 cc de sirop d'agave

Préchauffer le four à 180 degrés. Mélanger les ingrédients de la pâte, pour obtenir une belle boule souple. L'étaler, découper des petits cercles avec par exemple un verre, et foncer vos réceptacles. En l'absence de moules à tartelettes dans mes placards, des papiers à muffins ou cupcakes ont très bien fait l'affaire. Garnir de haricots secs, et cuire quinze à vingt minutes.

Laissez refroidir et... enlevez les haricots !

Dans un grand bol, mélanger le séré, les zestes rapés et les abricots hachés. Pressez les trois citrons et porter le jus à ébullition, avant d'y ajouter l'agar agar que vous laisserez cuire 30 secondes environ, en fouettant. Versez le citron dans le bol, mélangez. Garnissez vos fonds de pâte de ce mélange onctueux, et laissez au frigo au moins une heure, ou jusqu'à l'heure du dessert.

Par rapport à la recette originale, j'ai augmenté d'une cuillerée la dose de pavot dans la pâte, et utilisé du séré pour la garniture, un produit laitier suisse qui se situe entre ce que les français nomment le fromage blanc, et le yoghurt. C'est plus ferme et plus acide mais très bon aussi. J'ai également sucré un peu la masse avec du sirop d'agave.

Ces délicieuses mini-tartelettes étaient à la fois légères et onctueuses, piquantes et douces, un véritable délice. Moi qui ai toujours de la peine à me lancer dans la fabrication de pâte maison, j'avoue avoir découvert que ça pouvait être tout simple, et m'être dit que j'allais recommencer.


C'est donc à mon tour d'inviter deux autres bloggeurs ou bloggeuses à poursuivre...

Soit dit en passant, moi j'aime mieux écrire Kap avec c et apostrophe, parce que je suis un peu réactionnaire dans le domaine de l'orthographe, et que je trouve plus joli cap' ;

Mais comme je n'oserai pas changer le nom de ce défi qui court d'un blog à l'autre depuis déjà quelque temps, je vais quand même demander "Alors, Kap ?" à Marion et à Gracianne.

Je les invite à tester, à leur choix, l'un de mes deux pestos. Le premier parce que c'est celui qui a eu le plus de messages sur mon plus jeune blog, et le second parce que publié parmi mes premières recettes, il n'en a eu aucun.

Mais aussi parce que les pestos, c'est bon, ça se mange de plein de façons, et que c'est l'une de mes préparations fétiches !

Je leur rappelle les règles du jeu que je n'ai pas respectées, et que l'on trouve ici.

Enfin, je remercie encore les chéchés pour leur invitation, et leur jolie recette...

mardi 16 septembre 2008

les abricots pochés rose et miel et leur croquant


Rentrée de Berlin, la betterave a eu fort à faire. Elle a donc laissé un peu dormir son blog, pour revenir plus en forme lorsque cela lui chanterait. 
Et puis voilà, une cueillette de champignons sous la pluie, une voiture pas trop bien chauffée, une rentrée professionnelle un peu stressante, le grand retour de la bise, et la betterave est au lit pour la journée, sinus et yeux rétrécis, tête ralentie, trop chaud, trop froid. Mais pas non plus assez cassée pour dormir dix heures d'affilée. 

L'occasion est là, je reprends le clavier, et voici ma dernière recette de l'été, gardée sur un bout de bureau depuis la jolie soirée en jardin où elle a été réalisée.

La saison des abricots est en bout de course, mais peut-être que selon vos régions vous en trouverez quelques-uns pour réaliser cette recette des jours de chaleur. Et qui sait, peut-être qu'un bel été indien nous attend, et que vous choisirez de l'adapter aux prunes. Sinon, gardez ce billet au chaud pour l'année prochaine...

Pour un pique-nique où il y a plusieurs desserts et de nombreux mangeurs -
ou pour six personnes environ :

- 1 kg d'abricots
- 1 dl d'eau
- 6 cs de miel liquide (moi j'en ai un beau brun des forêts)
- 3 cs d'eau de rose

- des pistaches non salées, non grillées (environ 100g)
- des amandes émondées, taillées carré (environ 100g)
- du sucre (environ 2 cs)

Portez l'eau et le miel à ébullition. Coupez en deux et dénoyautez les abricots, mettez-les dans l'eau et laissez frémir 5 minutes, qu'ils soient encore fermes mais moelleux. Retirez les abricots avec une écumoire et mettez les dans un plat.

Continuez à faire frémir le sirop, encore dix minutes. Une fois refroidi, ajoutez-y l'eau de rose et mélangez. Versez le tout sur les abricots, et laissez reposer, au frais.

Dans une poêle, faites griller à sec les pistaches et les amandes, en remuant régulièrement. Lorsqu'elles commencent à colorer, saupoudrez-les de sucre en poudre, toujours sur la poêle. Laissez cuire jusqu'à texture croquante et coloration brune mais pas brûlée.


Une recette qui se fait parfaitement à l'avance, et se transporte en deux boîtes.


Au service, disposez dans chaque assiette quelques abricots, arrosez de sirop, et parsemez du croquant pistaches-amandes.


Cette recette est adaptée de différents inspirateurs, que je remercie au passage.


dimanche 10 août 2008

un cake au carambar en souvenir de journées soleil

Il pleut sur Berlin, et c'est dimanche, nous nous sommes levés tard après une orgie de poulet rôti dégusté avec les doigts en très agréable compagnie... et me voilà donc de retour sur la betterave, pour vous faire partager un cake régressif étonnement délicieux, que j'ai eu le plaisir de partager avec de souriants amis et amies, lors du week-end de notre fête nationale, dans un village au nom étrange, au bord d'un lac petit mais doux.

Soyons honnêtes, je ne l'ai pas inventé, ce gâteau régressif ; il ne me serait même pas venu à l'idée de cuisiner un truc pareil, bien qu'il y a déjà quelques années Philippe Conticini m'avait amenée à faire fondre des carambars pour les mêler à un chocolat noir bien noir dans des verrines, avec un peu de lait mousseux, pour les curieux c'était là-dedans.

Mais en surfant ici ou ailleurs, je suis tombée plusieurs fois sur ce cake aux carambars, et un grand week-end plein de gourmands m'a paru une bonne occasion de le tester, et de pouvoir jouer à "et tu crois qu'il est à quoi, ce cake ?"

J'ai adapté la recette pour un petit moule à cake en alu jetable, pas écolo mais si pratique lorsque vous partez chargée avec quatre cakes dans votre sac (si, si, il y en avait quatre en tout, dont deux délicieux aux abricots dont je vous reparlerai peut-être, et un tout raté aux courgettes, bon au goût mais à la consistance spongieuse et trop mouillée, dont je ne vous reparlerai pas). Si vous avez un moule standard, faites x 1.5 et vous obtiendrez à peu près les proportions originales :

- 10 cl de lait
- 16 carambars
- 100g de beurre + 1 noix
- 100g de sucre en poudre
- 2 oeufs
- 100g de farine
- 1 cc bicarbonate (ou 1/3 sachet de levure)

Préchauffez le four à 180 degrés.

Faites fondre à feu doux le lait et le beurre dans une casserole, quand c'est chaud, ajoutez les carambars (soigneusement épluchés) et mélangez régulièrement, jusqu'à ce que le tout aie fondu en une belle masse brune et odorante.

Pendant ce temps, beurrez votre moule à cake avec la noix restante, et mélangez dans une terrine le sucre, les oeufs battus, la farine et le bicarbonate (à remplacer allègrement par de la poudre à lever, c'est que moi je n'en avais pas). Enfin, ajoutez-y votre soupe de carambars fondus, et mélangez bien avant de verser dans le moule.

Faites cuire environ 40 minutes.

Laissez refroidir, ce cake se gardera très bien 2-3 jours bien emballé ou dans une boîte hermétique, et coupez en tranches à faire déguster les yeux fermés à des amis curieux.


jeudi 31 juillet 2008

un pesto goûtu citron pistaches et pecorino... fumé !


Ca y est, j'y suis ! J'ai tout bien rangé mon bureau, j'ai posté mon travail de dramaturgie, j'ai répondu à tous les emails en attente, bref, je suis en vacances !

Le programme se fait lumineux : un petit week-end en campagne, au bord d'un petit lac, pour la fête nationale et avec plein d'amis, puis le départ pour un mois ailleurs, un mois berlinois, un mois de vie quotidienne autrement, et plus doucement.

Pour fêter ça et pour fêter le soleil, une petite recette d'un somptueux pesto. Les ingrédients, pour... un bol de pesto :

- 140g de pistaches vertes, non salées et non grillées
- 1 généreux bouquet de basilic
- 2 citrons non traités
- 1 dl d'huile d'olive + 1 filet final
- 1 gousse d'ail
- 50g de pecorino fumé
- un peu de sel

J'ai jusque là toujours fait cette recette avec du pecorino classique, et j'en mettais en peu plus ; mais l'autre jour, au stand de fromages italiens, un jeune homme souriant m'assure que pour le pesto, c'est bien mieux de prendre celui-là plutôt que l'autre... alors, moi, je dis oui.

C'est comme ça que je me suis retrouvé avec ce magnifique pecorino, au bon goût fumé, assez fort et salé, qui effectivement s'est avéré très bon dans mon pesto, mais qui change pas mal la recette. D'un petit pesto frais et délicat, mon pesto de pistaches au citron inspiré à la base de celui de Loukoum, s'est transformé en une substance de fort caractère, à doser plus parcimonieusement.

Donc, la recette :

Râpez le zeste des deux citrons, pressez le jus d'un seul et la gousse d'ail. Jetez tout ça avec le basilic, les pistaches, le décilitre d'huile d'olive dans un mixer. Vroumez 4-5 fois, jusqu'à obtenir la consistance idéale d'un pesto. 

Râpez le pecorino, et mélangez-le avec le reste. Salez si nécessaire. Quand les ingrédients sont bien mélangés, arrosez d'un filet d'huile d'olive et conservez au frais. Sortez le un peu avant de le consommer, pour qu'il prenne une température ambiante.

Nous avons mangé une partie de ce pesto sur des penne, pour quatre personnes ; avec le reste, j'ai assaisonné une salade de tomates bien mûres, pour deux personnes, et c'était vraiment bien.

dimanche 27 juillet 2008

glace de yoghurt anis et amandes, avec quand même des petits cristaux

L'autre jour, j'avais très envie de me lancer dans la confection de glaces et sorbets. J'ai même hésité à investir immédiatement dans une sorbetière rose bonbon très tentante, puis je suis tombée d'accord avec sa propriétaire que les frais de ports étaient un peu extrêmes pour me la faire envoyer de France... ah les frontières, vous ne savez plus ce que c'est, vous les européens.

Parallèlement, de blog en blog, je suis tombée sur une idée de base qui m'a bien plu, une glace au yoghurt réalisée sans machine. Justement, moi aussi j'avais un grand pot de yoghurt qui approchait de sa date de péremption, et l'envie d'inventer comment l'accommoder...

Je l'ai donc inventé à l'anisette, une version espagnole plutôt sucrée, et aux amandes grillées pour donner du relief tant au goût qu'à la texture.

Pour une glace qui, avec quelques fruits rouges, ponctuera très bien la fin d'un souper de quatre gourmands :

- 60g d'amandes
- 500g de yoghurt ou yaourt nature
- 50 ml d'anisette
- 2 généreuses cuillers à soupe de sucre glace

Grillez vos amandes à sec, dans une poêle, jusqu'à ce qu'elles brunissent un peu. Surveillez de près parce que ça devient souvent noir beaucoup plus vite que prévu. Laissez les refroidir un peu (juste pour ne pas se brûler) et passez les au mixer pour les concasser grossièrement. Bon, si vous préférez le marteau moi ça me va, c'est juste un peu plus long, et un peu plus dangereux.

Fouettez votre yoghurt avec l'anisette, et le sucre glace. Si vous préférez dire yaourt faites pareil. Ajoutez ensuite les amandes grillées et concassées, en en préservant quelques-unes de côté pour décorer la glace au service.

Mettez le tout au congélateur. Ne rangez pas tout de suite le fouet électrique.

Quand la glace a pris un peu, fouettez-la à nouveau, chez moi c'était après environ deux heures. Répétez l'opération encore une fois, quand elle a de nouveau pris. J'ai attendu le lendemain, je pense que c'était trop long, j'ai dû la laisser un peu fondre, et même en fouettant longtemps il est resté des cristaux.

C'était toutefois savoureux. J'aimerais bien qu'une heureuse propriétaire de sorbetière me dise comment c'est, avec une texture parfaite...

Comme l'aviez compris, cette glace est légèrement alcoolisée, donc pas vraiment pour les enfants.

soupe glacée de melon au parfum concentré de courge

Une recette délicieuse que j'ai envie de dédier à deux grands gourmets et grands cuisiniers. Le premier, c'est mon beau-papa, dont la table est la plus généreuse, la plus audacieuse, la plus festive et simplement la plus goûtue que j'aie l'honneur de pratiquer régulièrement. De sa chasse aromatisée au vrai sapin à ses festins de sashimis, de sa sauce Clara à tous ses petits légumes préparés avec soin, c'est toujours un festin.

L'été dernier, il nous avait épatés avec une soupe de melon aromatisée aux pépins et à l'huile de courge... ben oui, ça se ressemble une courge et un melon, mais je n'aurais probablement pas pensé toute seule à l'association.



Soupe dont je me suis souvenue avec appétit au détour d'un billet d'Estèbe l'éloquent, auquel je co-dédie donc ce billet. Son blog dégouline de gourmandise et d'humour, et je crois que je ne parcours aucune de ses recettes sans un grand sourire devant l'écran. Pour une synthèse de son esprit culinaire à la fois absurde, savant et piquant, faites donc un tour sur son quizz de l'été...

C'est en pensant à ces deux là et à leurs soupes de melon que j'ai imaginé la mienne pour un repas d'été avec des amis. C'est une entrée excellente pour un jour de chaleur, et elle a l'avantage de pouvoir être préparée à la fois vite, et à l'avance, ce qui est parfait quand on a aussi envie de prolonger l'apéro...

Vous devrez simplement rejoindre la cuisine 5 minutes avant les autres pour saisir la bresaola et dresser les bols...

Pour quatre personnes :

- 2 melons
- 10 belles feuilles de menthe (ou un peu plus de moins belles)
- 5 belles feuilles de basilic (ou... idem)
- 1 demi cuiller à café de poivre noir des caraïbes
- 1 pincée de muscade
- du sel
- 4 tranches de bresaola
- de l'huile de graines de courge

Si vous n'avez pas de poivre noir des caraïbes (un poivre délicieusement parfumé et assez fort ramené de loin, que je ne serais pas sûre de retrouver dans le commerce), vous pouvez le remplacer par un bon poivre noir, et peut-être une pincée de poivre de cayenne pour que ça brûle un peu. Ou tester une version d'espelette comme chez Estèbe.
Quant à la bresaola, moi je trouvais que c'était une option harmonieuse avec le melon, mais on peut aussi imaginer une viande séchée, un jambon cru, etc...

Prélevez d'abord dans vos melons quelques billes que vous réservez au frais, piquées sur des cures-dents ou mini-brochettes. Enlevez le reste de la chair du melon en gros morceaux que vous déposerez dans un mixer, avec les herbes aromatiques, le poivre noir et la muscade.

Mixez... en plusieurs fois selon la taille de votre mixer. Salez, goûtez, resalez si nécessaire. Conservez au frais jusqu'au repas.

5 minutes avant de servir, faites revenir la bresaola grossièrement coupée (à sec) dans une poêle, jusqu'à ce qu'elle croustille (oui oui, comme du bacon).

Servez la soupe dans des bols, disposez dans chacun quelques morceaux de bresaola, et un beau filet d'huile de graines de courge. Dégustez sans attendre pour apprécier le contraste chaud-froid, et l'élégance du vert foncé de l'huile sur l'orange de la soupe (peu visible sur cette photo de soirée prise à l'éclairage électrique).

Je trouve mon huile de pépins de courge dans un magasin de produits "du terroir" que je fréquente souvent, ou alors par mon marché paysan.

Elle est pressée dans des moulins de la région, qui réalisent également de l'huile de noisette, de noix, de colza, de pistache, etc. C'est un produit vraiment fin, goûtu, à l'image des deux grands cuisiniers que je racontais plus haut.

mercredi 9 juillet 2008

tiramifraises citron


Une maison familiale encore nouvelle avec un jardin encore pas souvent fréquenté ;
une invitation du dimanche soir lancée lorsqu'il faisait beau ;
une envie de dessert gourmand mais fruité pour ce beau temps ;
un dimanche finalement très pluvieux ;
un constat : "je l'avais imaginé sur fonds vert gazon, mais c'est joli aussi, sur le sol de la nouvelle cuisine" ;
une belle soirée avec un frère, une soeur, un parrain, un papa et les amoureux de tous ces gens ;
un second constat : "ça se présente mieux avant d'être servi" ;
un regret : que le mal de ventre de ma petite soeur l'aie privée de dessert. Je lui le referai, c'est promis !

Tiramifraises citron, les ingrédients :

- 500g de fraises (j'ai trouvé des Mara, c'était plutôt bien leur petit goût de fraises sauvages avec la liqueur de cassis)
- 4 oeufs
- 250g de mascarpone
- 50g de sucre
- 1 pincée de sel
- 3 citrons
- 100g de biscuits à la cuillère
- 1.5 dl de crème de cassis
- 1 demi cc d'agar-agar (facultatif)

Lavez les fraises, puis coupez-les en quatre morceaux pour les grosses, deux morceaux pour les petites, et donc, trois morceaux pour les moyennes (je suis pas maniaque, je suis précise).

Séparez vos oeufs :
D'un côté les jaunes, que vous battez avec le sucre jusqu'à liaison totale et éclaircissement de la masse.
De l'autre côté les blancs, que vous montez en neige avec leur pincée de sel.

Faites chauffez 50 ml d'eau avec l'agar-agar. Mélangez et quand c'est chaud, retirez du feu et laissez tiédir... un peu.
Pendant ce temps, battez le mascarpone avec les jaunes d'oeufs sucrés, et le jus d'un citron. Quand l'agar-agar est tiédi mais pas figé, intégrez-le.

Enfin, mélangez délicatement les blancs en neige avec toute cette masse.

A part ça, si vous n'avez pas d'agar-agar où ne souhaitez pas en mettre, ça ira aussi. J'ai testé avec parce que le tiramisu devait voyager, et je pense que ça l'a aidé à tenir sur la route. Par contre, au service, une fois avoir découpé la masse jusqu'au fonds du plat, plus question d'avoir une jolie part chic.

Donc si vous mangez chez vous, ne vous embêtez pas avec ce truc qui gélifie trop vite pour les cuisinières lentes du dimanche matin comme moi...

Dernière étape avant l'assemblage, mélangez la liqueur de cassis et le jus des deux citrons restants dans une assiette à soupe.

Assemblage :

- on trempe ses petits biscuits dans la liqueur citronnée
- on les range tout bien serrés au fonds du plat
- on les recouvre d'une petite couche de crème mascarpone
- on recouvre cette crème des fraises coupées (en en gardant assez pour la déco finale)
- on recouvre les fraises du reste de la crème mascarpone
- on décore délicatement avec les fraises, qui ont tendance à couler, donc doivent être assez grosses pour rester visibles et assez petites pour flotter un peu

Mettre le tout au frais pour quelques heures, voire une nuit.

Servez en assiettes creuses, avec le plus de délicatesse possible, et des petites cuillères.

Des petits biscuits (par exemple, les amarettis à l'orange de la ligne argentée "nourriture fine" d'une grande chaine de supermarchés suisse) accompagneront très bien ce dessert.


lundi 23 juin 2008

4 parfums pour 12 muffins et un brunch en terrasse

Nous avons passé le week-end à Vevey, et comme souvent dans cette ville que j'aime, découvert un coin inattendu, une terrasse charmante ... ça arrive toujours lors d'une fin de soirée ou d'un brunch improvisé, on se retrouve chez un ami, et on voit la ville autrement, sous l'angle d'une nouvelle terrasse, d'une autre fenêtre.

Prévus initialement pour la cuisine de ma soeur, et finalement dégustés avec un joyeux groupe sur la terrasse de C., voici 4 parfums pour 12 muffins.

Parce que les muffins, c'est bien sympa, mais toute une plaque j'ai toujours trouvé ça trop. D'où l'idée de la composer avec différents goûts.

Les ingrédients :

90g de beurre + de quoi beurrer la plaque
250g de farine
1 cc de bicarbonate
1 pincée de sel
2 oeufs
1 yoghurt nature
120g de sucre

et, pour les parfums :

2 cs de miel liquide
2 cs de pistaches non salées, grossièrement concassées

2 cs de myrtilles surgelées

2 cs de noix de coco râpée
1 lime

1 cc de thé matcha

D'abord, préparez la base :

Faites fondre le beurre au bain-marie, puis laissez le refroidir un peu. Dans un premier récipient, mélangez les poudres sauf le sucre : farine, bicarbonate, sel.
Dans un autre récipient, battez les oeufs puis ajoutez-y le yoghurt et le beurre fondu, rebattez le tout pour obtenir une crème homogène.
J'oublie volontairement le sucre, car celui-ci sera ajouté seulement aux 3/4 de la pâte, après avoir retiré la part aromatisée miel et pistaches. 

Allumez le four, à 180 degrés, puis beurrez puis farinez votre plaque à muffins. Pour les débutants ou les pas pratiques, je précise que fariner la plaque se fait à l'aide d'une passoire, mais que forcément il y en a toujours trop, surtout au fonds. Donc qu'ensuite on enlève le trop plein en renversant la plaque au-dessus de l'évier, et en la tapant 2-3 fois.

C'est le moment des calculs... Dans un troisième bol, vous mélangez 1/4 des poudres, soit environ 63 grammes, avec 1/4 du liquide, soit environ 75g chez moi mais ça dépendra de la taille de vos oeufs...

Ajoutez à ce quart de pâte les pistaches et les deux généreuses cuillères à soupe de miel. Mélangez, sans vouloir trop lier la masse. Voilà le premier parfum, miel et pistaches, que vous pouvez répartir dans trois premiers réceptacles de votre moule à muffins.

Il est temps d'ajouter du sucre à la préparation liquide, à battre donc avec le solde du mélange oeufs, beurre et yoghurt. J'en ai mis 120g, mais je pense que 100g suffisent, surtout si il est roux comme chez moi, car plus parfumé.

Dans un quatrième bol (ou dans le troisième lavé...), mélangez de nouveau 1 part des poudres (64 g) avec le tiers du nouveau mélange liquide, soit qui inclut le sucre. Chez moi, ça faisait 345g, donc 115g mais de nouveau, à vous de vérifier tout ça.

Vous ajoutez les myrtilles, et mélangez. Evidemment des fraîches ça va aussi mais la saison est courte. Versez le mélange dans 3 nouveaux "creux" du moule.

Etape suivante, de nouveau un bol propre, dans lequel on mettra 1/4 des poudres et 1/3 du liquide (vous me suivez toujours, au fonds ?), mais cette fois avec la noix de coco et le jus du citron vert... et les 3 avant-derniers réceptacles sont remplis.


Et dernier round, on mélange tout ce qui reste avec la cuillère à café de thé matcha, avant de le verser dans les parties restantes du moule à muffins.


Glissez le tout au four, pour environ 20 minutes, jusqu'à ce que les muffins soient bien dorés. 

Laissez les refroidir. Si vous les dégustez le lendemain comme moi, couvrez-les d'une feuille d'alu ou stockez-les dans une boîte de métal. 



De gauche à droite, les miels-pistaches, les myrtilles, les noix de coco-lime, les matcha.

Mmmmh les autre étaient délicieux, et assez différents. Curieux d'observer les effets chimico-physiques : les myrtilles étaient tout gonflés et moelleux, les noix de coco-lime plus compacts et plats, les miels-pistaches tout en rondeurs. Seule déception, les matchas, excellents au goût, manquaient de couleur, mais c'est sur que le sucre roux et la farine mi-blanche ont participé au brunissement général



Un noix de coco-lime, au deuxième plan un pistache-miel et un demi-myrtille, au fonds, coupé en deux, un matcha.