Affichage des articles dont le libellé est tomates. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tomates. Afficher tous les articles

lundi 21 septembre 2009

salade d'entre-saison aux figues tout simplement poêlées

Il faut bien accepter, peu à peu, de remettre des leggings et de cacher ses orteils. La résistance se limite le plus souvent à une largeur de cheville à l'air libre, aux pieds quand même nus - mais dans des escarpins ou des ballerines fermés. Il faut trouver les petites vestes légères, les écharpes en coton épais ou en laine fine, qui permettront de faire durer un peu les robes d'été.

Comme certaines, on s'enfuirait bien au sud quelques jours pour mettre les pieds dans l'eau ; dans le lac, cela ressemble déjà à une épreuve esquimau. On se demande si il est encore temps de trouver des tomates pour enfermer l'été, comme d'autres.

Dans le frigo, les courgettes sont remplacées par le céleri-branche dont on ne sait pas trop que faire, par un potimarron qu'on aime, mais qu'on aurait pu attendre un peu.

On se console comme l'an dernier avec l'arrivée de ces fruits du soleil, qui sont justement de saison, certes pas toujours cultivés chez nous. On les consomme tout de même allègrement, pour illuminer la rentrée.

Salade d'entre-saison, aux figues poêlées, entrée pour quatre :

- salade mélangée de jeunes pousses
- six figues fraîches et mûres
- quatre petites tomates, allongées par exemple, mais surtout goûteuses
- deux boules de mozzarella di buffala
- huile d'olive, vinaigre balsamique, fleur de sel, poivre du moulin

Disposez la salade sur les assiettes. Chauffez une tombée d'huile d'olive dans la poêle. Déposez-y les figues coupées en deux, d'abord du côté de la peau, laissez cuire 3 minutes à feu moyen.

Coupez les tomates en rondelles. Coupez la mozzarella en deux, puis en rondelles. Déposez une tomate et une demi boule de mozzarella dans chaque assiette.

Retournez les figues, laissez les cuire, à feu plus doux, deux minutes du côté de la chair. Assaisonnez la salade avec huile d'olive, balsamique. Déposez-y délicatement les figues chaudes. Salez, poivrez, passez à table immédiatement.

jeudi 21 mai 2009

c'est drôle, j'y ai pensé hier...

C'est drôle, j'y ai pensé hier. En fumant une cigarette dans la cuisine de l'école où je passe mes journées. J'ai regardé la ciboulette qui pousse entre les gravillons, sur le toit. Elle est en fleurs depuis déjà une semaine. Je me suis souvenue d'un de mes premiers billets. Et je me suis dit que ça devait y être bientôt. Et, en fait, ça y était hier, justement. Un an de betterave urbaine.

Evidemment, ça tombe au printemps. Je suis une fille d'avril, née d'une fille d'avril. Mon frère et ma grand-maman sont du mois de mai. Cette année, ils ont tous les trois un chiffre à zéro. Ce qui fait que de dimanche en dimanche, on fête des anniversaires, depuis Pâques. Parce qu'évidemment tout ça est un peu recomposé. Alors parfois on reprend les mêmes, ou alors les autres, on invite des amis, on en fait un petit dîner, ou un grand pique-nique. 

D'une fois à l'autre chacun prend en charge un dessert, un plat, une entrée, ou alors un apéritif. Comme ces petits légumes farcis en trio : tomates olivettes à l'ail des ours ; champignons aux tomates séchées ; endives façon hoummos. L'apéritif était prévu pour une dizaine de personnes, mais c'est sûr que les retardataires en ont eu moins.

Pour une quarantaine de tomates olivettes :

- 1/2 botte d'ail des ours
- 100g de ricotta
- 1 cc d'huile de courge
- sel de guérande
- les tomates olivettes

Hachez grossièrement l'ail des ours. Déposez le au mixer avec les autres ingrédients, mixez brièvement. Lavez et coupez dans la longueur vos tomates (on a constaté à l'usage que ne pas les couper entièrement, les laisser attachées par un filet de peau, permettait de les faire tenir plus facilement une fois farcies). Déposez dans chacune une cuillère à café de la préparation.

Pour une trentaine de petits champignons de Paris :

- 15 feuilles de basilic
- une poignée de rucola (une dizaine de feuilles)
- 15 tomates séchées à l'huile, égouttées
- 150g de fromage italien (asiago pour moi, ça peut être du parmesan ou du pecorino)
- 1 tombée d'huile d'olive
- les champignons, choisis petits et réguliers

Retirez le pied des champignons de Paris. Grattez la terre éventuelle. Coupez grossièrement les tomates séchées, le basilic, la rucola. Passez le tout au mixer, jusqu'à obtenir une sorte de pesto, pas trop fin. Ajoutez le fromage italien râpé, mixez à nouveau. Si la consistance est trop sèche, assouplissez-la avec une tombée d'huile d'olive. Garnissez les champignons.

Pour cinq petites endives :

- 2 poignées de pois chiches ou une boîte
- 1 citron
- 1 bouquet de persil plat
- huile d'olive, sel, poivre
- les endives, choisies bien fermes et petites

Laissez tremper les pois chiches la veille, puis faites les cuire une heure. Ou, ouvrez la boîte et rincez-les. Une fois cuits, passez-les au mixer avec le persil plat effeuillé, le jus du citron, et son zeste râpé, une tombée d'huile d'olive. La masse doit rester un peu grumeleuse, ne pas se transformer en crème. Assaisonnez à volonté.  Coupez la base des endives, et garnissez chaque feuille de pâte de pois chiches. 

La farce de tomates séchées se mariera très bien aussi avec les endives, si il vous en reste.

Un plat parfait pour emporter, à condition de transporter les préparations dans des boîtes, et d'arriver en avance pour farcir les légumes dans la cuisine de votre gentille hôtesse...

Sur ce, je retourne dans ma cuisine, j'ai (encore) un dessert à préparer pour un anniversaire.

lundi 13 avril 2009

primavera façon printemps, un pléonasme à l'ail des ours


Après la dent-de-lion, une autre herbe dont la saison est courte mais heureuse car elle annonce le début des beaux jours : l'ail des ours, qui comme l'animal velu dont elle porte étrangement le nom se trouve dans les forêts. Elle pousse en larges prés au ras du sol, et parfois on la trouve aussi sur les marchés, du moins en Suisse (je crois que c'est plus rare de l'utiliser en France et qu'au Québec elle est même protégée).

L'ail des ours est parfait sur une viande rouge (de l'agneau par exemple), cuit en soupe, haché simplement dans une salade, et se conserve facilement en pesto, avec de l'huile d'olive et des pignons ou noix, amandes, graines de courge, etc.

Pour utiliser une partie du joli bouquet trouvé dans mon panier, j'ai opté pour un petit plat de pâtes improvisé, pour un repas vite fait bien fait.

Pour deux personnes :
- 350g de farfalle
- 4 tomates
- 1/2 bouquet d'ail des ours
- un morceau de parmesan
- huile d'olive, sel, fleur de sel

Faites cuire les farfalle al dente dans l'eau salée. Hachez la tomate en dés, et ciselez l'ail des ours. Arrosez le mélange d'un filet d'huile d'olive. 

Taillez le parmesan en copeaux grossiers. Servez tout simplement les pâtes sur assiette avec le mélange tomates-huile-ail des ours, et parsemez de copeaux de fromage. Mélangez rapidement pour garder la chaleur. Parsemez de fleur de sel.


Cette recette rappelle, dans ses parfums, les pâtes primavera, plus estivales, que je fais lorsque les tomates sont meilleures (mais que la saison de l'ail des ours est achevée).

jeudi 31 juillet 2008

un pesto goûtu citron pistaches et pecorino... fumé !


Ca y est, j'y suis ! J'ai tout bien rangé mon bureau, j'ai posté mon travail de dramaturgie, j'ai répondu à tous les emails en attente, bref, je suis en vacances !

Le programme se fait lumineux : un petit week-end en campagne, au bord d'un petit lac, pour la fête nationale et avec plein d'amis, puis le départ pour un mois ailleurs, un mois berlinois, un mois de vie quotidienne autrement, et plus doucement.

Pour fêter ça et pour fêter le soleil, une petite recette d'un somptueux pesto. Les ingrédients, pour... un bol de pesto :

- 140g de pistaches vertes, non salées et non grillées
- 1 généreux bouquet de basilic
- 2 citrons non traités
- 1 dl d'huile d'olive + 1 filet final
- 1 gousse d'ail
- 50g de pecorino fumé
- un peu de sel

J'ai jusque là toujours fait cette recette avec du pecorino classique, et j'en mettais en peu plus ; mais l'autre jour, au stand de fromages italiens, un jeune homme souriant m'assure que pour le pesto, c'est bien mieux de prendre celui-là plutôt que l'autre... alors, moi, je dis oui.

C'est comme ça que je me suis retrouvé avec ce magnifique pecorino, au bon goût fumé, assez fort et salé, qui effectivement s'est avéré très bon dans mon pesto, mais qui change pas mal la recette. D'un petit pesto frais et délicat, mon pesto de pistaches au citron inspiré à la base de celui de Loukoum, s'est transformé en une substance de fort caractère, à doser plus parcimonieusement.

Donc, la recette :

Râpez le zeste des deux citrons, pressez le jus d'un seul et la gousse d'ail. Jetez tout ça avec le basilic, les pistaches, le décilitre d'huile d'olive dans un mixer. Vroumez 4-5 fois, jusqu'à obtenir la consistance idéale d'un pesto. 

Râpez le pecorino, et mélangez-le avec le reste. Salez si nécessaire. Quand les ingrédients sont bien mélangés, arrosez d'un filet d'huile d'olive et conservez au frais. Sortez le un peu avant de le consommer, pour qu'il prenne une température ambiante.

Nous avons mangé une partie de ce pesto sur des penne, pour quatre personnes ; avec le reste, j'ai assaisonné une salade de tomates bien mûres, pour deux personnes, et c'était vraiment bien.

mercredi 23 juillet 2008

les vraies spaghetti primavera pour un soir de simplicité

Deux petits garçons, l'un qui est mon très cher filleul et l'autre qui est son petit frère qui dorment dans le bureau, aménagé pour l'occasion en dortoir d'enfants. Une semaine de folie, entre les différents dossiers à boucler avant de partir en vacances, le mémoire en dramaturgie à revoir, des entretiens d'embauche à faire pour un certain festival que j'ai l'honneur de vice-présider, et tout plein de belles soirées d'été à partager avec des amis. Un mercredi soir où c'est sur, l'on ira se coucher tôt.

Mais avant, un petit moment pour partager cette recette simplissime et classique de nos classiques, les spaghetti primavera, les vraies.

Pour deux adultes un peu fatigués :

- les 2/3 d'un paquet de spaghetti (soit... 333g )
- 2 belles et bonnes tomates, par exemple des coeur de boeuf
- 2 belles gousses d'ail nouveau (si ce n'est pas la saison, de l'ail tout court)
- de l'huile d'olive, du sel, du poivre
- du basilic, en option



Faites bouillir une grande casserole d'eau salée et huilée, jetez-y les spaghetti. Pendant qu'ils cuisent, coupez vos tomates en morceaux grossiers, et pressez l'ail sur les tomates. Salez et poivrez. A part, ciselez le basilic.

Egouttez les pâtes dès qu'elles sont al dente, arrosez les d'un filet d'huile d'olive, ajoutez vos tomates et votre ail, mélangez.



Servez sans attendre dans deux assiettes, et dégustez en tête-à-tête, ou devant un dvd qui vous reposera un peu.



Si vous le souhaitez, parsemez de basilic haché. En aucun cas de parmesan ni de mozzarella, les vraies spaghetti primavera se dégustent fraîches et le plus nature possible.

dimanche 20 juillet 2008

muffins légers du dimanche aux courgettes et thym

C'est fin juillet et on travaille encore, tout en sentant le temps se ralentir autour. Alors le week-end, on se laisse un peu aller, on mange et boit avec des amis, chez eux ou chez nous, on glandouille, on surfe un peu, on bouquine, on ne fait rien et à la fois plein de petits trucs.

Le dimanche au lever, il faut bien attaquer la vaisselle de la veille, vu qu'on est allés se coucher sans y toucher...

Une vaisselle, c'est juste le temps de cuire des petits muffins pour un petit déjeuner-brunch-dîner. Pour aller avec les belles tomates roses de Berne achetées la veille au marché, je les imagine en version courgettes, parmesan, et thym. Et pour faire léger, je remplace le lait par du yoghurt pour pouvoir réduire la masse de gras, et une grande partie du beurre par de l'huile d'olive.

Pour 6 à 7 muffins :

- 1 oeuf
- 1 yoghurt nature
- 15 g de beurre 
- 1 cs d'huile d'olive
- 1 tasse de farine
- 1 cc de bicarbonate 
(ou de poudre à lever)
- 1 petite courgette
- 40g de parmesan
- 1 cc de thym séché
- du sel et du poivre

Faites fondre le beurre à feu doux. Préchauffez le four à 200 degrés. Dans un premier bol, battez l'oeuf avec le yoghurt, l'huile d'olive. Salez et poivrez. Ajoutez le beurre fondu lorsqu'il sera refroidi.

Dans un second bol, mélangez la farine, le bicarbonate, le thym. Râpez votre courgette, et votre parmesan, format "gros trous". Mélangez-les aux poudres.

Mélangez les contenus des deux bols ; attention, la pâte doit se lier, mais pas trop. Pas question de faire une pommade, c'est bien si quelques irrégularités subsistent.

Huilez ou beurrez six (à sept) cavités de votre moule à muffins, répartissez-y la pâte, et au four pour 20 à 25 minutes... soit le temps de rendre la cuisine à nouveau praticable.

Dégustez tiède ou froid, avec par exemple une salade de tomates bien mûres, avec du basilic.

dimanche 13 juillet 2008

l'été des légumes, amande et menthe


Le panier hebdomadaire de légumes c'est bien ; on mange des légumes poussés près de chez soi ; on connaît le visage et le sourire de ceux qui les cultivent ; on apprend même parfois leurs recettes, au détour d'un cageot ; on sait qui passe l'hiver à trier les pommes, et qui produit des saucissons ; on sait qui vit où et qui est enfant de qui ; et surtout, on mange frais du jour, savoureux, odorant.

Mais quand même, parfois l'hiver se fait long. Nous qui avions l'habitude de manger des courgettes presque toute l'année (l'Italie, c'est pas si loin, nous disions-nous devant l'étalage du supermarché), nous qui faisions un peu durer la saison de la tomate (oui on sait, ces affreuses conditions de production en Espagne, mais bon, c'est pas si loin non plus, et nous avions encore envie de mozzarella), nous qui cuisinions des caviars d'aubergine par tous les temps, eh bien, sans même nous en rendre compte, nous avons changé.

Nous regardons même la provenance des framboises surgelées, et les reposons, dépitée (l'Estonie, quand même, ils pourraient pas trouver plus près pour de toute façon les congeler). Nous trouvons que les herbes aromatiques c'est indispensable, mais d'Israël, faut pas déconner, la menthe ça pousse comme de la mauvaise herbe ici aussi. 

Et donc, nous cuisinons allègrement topinambours, carottes, céleris-pommes, pommes de terre, poireaux, et même les choux, un peu plus longtemps dans l'année, avec beaucoup de plaisir mais parfois une once de regret pour ces temps où notre cuisine était quasi-exclusivement méditerranéenne.

Et soudain, le contenu du panier se colore. On y retrouve ses vieux amis d'avant qu'on soit sensibilisée à cette affaire de kilo-kérosène. 

Et on rentre en sautillant pour improviser une petite poêlée d'été, avec des vrais légumes d'été, vraiment poussés en été, et vraiment bons.

Pour deux personnes :

- 3 courgettes
- 3 tomates
- 3 poignées d'amandes (ok, j'avoue, elles ont pris l'avion)
- 2 gousses d'ail nouveau
- 3 belles branches de menthe
- de l'huile d'olive, du sel et du poivre.

Pressez l'ail dans l'huile d'olive, chauffez et laissez cuire jusqu'à jolie coloration. Coupez vos courgettes en demi-rondelles, et faites les revenir dans l'huile aillée. Faites revenir vos amandes à sec, dans une autre poêle, jusqu'à ce qu'elles soient grillées - mais pas brûlées.

Pendant que les courgettes vont et reviennent, portez de l'eau à ébullition, trempez-y les tomates auparavant entaillées d'une croix pendant 1 minute, puis passez-les sous l'eau froide afin d'enlever facilement leur peau.

Coupez-les en quartiers grossiers, mélangez les aux courgettes, avec les amandes grillées, faites revenir encore 2-3 minutes pour chauffer le tout mais sans vraiment cuire - l'idée étant que les tomates restent en morceaux et ne fondent pas. Ajoutez la menthe, grossièrement hachée, et remuez. Salez, poivrez.

Servez avec un peu de riz.

Et, par exemple, avec quelques tranches de sérac parsemées de ciboulette, d'un filet de bonne huile d'olive, et de deux ou trois filets d'anchois égouttés de leur huile de conserve.