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lundi 21 septembre 2009

salade d'entre-saison aux figues tout simplement poêlées

Il faut bien accepter, peu à peu, de remettre des leggings et de cacher ses orteils. La résistance se limite le plus souvent à une largeur de cheville à l'air libre, aux pieds quand même nus - mais dans des escarpins ou des ballerines fermés. Il faut trouver les petites vestes légères, les écharpes en coton épais ou en laine fine, qui permettront de faire durer un peu les robes d'été.

Comme certaines, on s'enfuirait bien au sud quelques jours pour mettre les pieds dans l'eau ; dans le lac, cela ressemble déjà à une épreuve esquimau. On se demande si il est encore temps de trouver des tomates pour enfermer l'été, comme d'autres.

Dans le frigo, les courgettes sont remplacées par le céleri-branche dont on ne sait pas trop que faire, par un potimarron qu'on aime, mais qu'on aurait pu attendre un peu.

On se console comme l'an dernier avec l'arrivée de ces fruits du soleil, qui sont justement de saison, certes pas toujours cultivés chez nous. On les consomme tout de même allègrement, pour illuminer la rentrée.

Salade d'entre-saison, aux figues poêlées, entrée pour quatre :

- salade mélangée de jeunes pousses
- six figues fraîches et mûres
- quatre petites tomates, allongées par exemple, mais surtout goûteuses
- deux boules de mozzarella di buffala
- huile d'olive, vinaigre balsamique, fleur de sel, poivre du moulin

Disposez la salade sur les assiettes. Chauffez une tombée d'huile d'olive dans la poêle. Déposez-y les figues coupées en deux, d'abord du côté de la peau, laissez cuire 3 minutes à feu moyen.

Coupez les tomates en rondelles. Coupez la mozzarella en deux, puis en rondelles. Déposez une tomate et une demi boule de mozzarella dans chaque assiette.

Retournez les figues, laissez les cuire, à feu plus doux, deux minutes du côté de la chair. Assaisonnez la salade avec huile d'olive, balsamique. Déposez-y délicatement les figues chaudes. Salez, poivrez, passez à table immédiatement.

mercredi 24 juin 2009

le gaspacho encore plus vert de robin des bois

C'est l'été, cette fois, pour de bon. La preuve, les jours diminuent déjà. La betterave a beau être enrhumée et tousser comme au fin fonds de novembre, elle a envie de frais, de léger. Pas seulement pour la ligne, mais parce que ça fait sentir les vacances un peu plus proches. Et puis, le rythme des paniers s'est endiablé. Il y en a toutes les semaines, et ils débordent de vert : salades magnifiques, herbes odorantes, légumes croquants. Et bien souvent, des petits fruits rouges à la fois acides et sucrés, qu'on grignote si vite qu'ils ne se transforment même pas en recette.

Pour éclaircir un peu le frigo, et surtout parce que c'est bon, une entrée toute verte et rapide à préparer : je vous présente le gaspacho, version des prés.

Pour un peu moins d'un litre de gaspacho vert :

- un petit fenouil
- deux bonnes poignées d'épinards
- un demi-concombre
- un bouquet de basilic
- une gousse d'ail
- un filet d'huile d'olive
- un plus petit filet de vinaigre balsamique
- du sel, du poivre
- une touche de sucre

Coupez le fenouil en petits morceaux (après avoir enlevés les extrémités dures) et blanchissez-le pendant trois minutes à l'eau salée, avec les feuilles d'épinards. Egouttez.
Epluchez le demi-concombre, coupez-le en dés, pressez la gousse d'ail, effeuillez le basilic et passez le tout au mixer (avec les légumes blanchis, et un demi-verre d'eau). Assaisonnez : huile d'olive, une tombée de vinaigre, une toute petite cuillère de sucre, du sel et du poivre à votre goût. Ajoutez de l'eau pour que ça fasse plus soupe que purée (pas trop quand même). Réfrigérez, carrément au congélateur si le repas est proche.

La recette vous dit quelque chose ?
C'est normal je suis Robin des Bois : je l'ai volée (à une côte de bette près, remplacée par les épinards) à un certain Dr Slurp qui l'avait lui-même volée à des pauvres !

dimanche 11 janvier 2009

curieux ce chou, non ? caldo verde

Je ne suis une grande spécialiste ni une grande fan des choux ; j'aime bien les choux de bruxelles, je les trouve mignons et bons, surtout pas trop cuits. Le chou rouge, coupé fin, poêlé, voire épicé comme fait mon beau-frère, pourquoi pas ? Le chou chinois, en salade, parfois. Quand un chou frisé tombe dans mon panier je suis souvent empruntée, il finit mixé avec d'autres légumes dans une soupe, la plupart du temps.

Mais le dernier avait vraiment un air original. Il avait eu d'ailleurs peu de succès au marché paysan, de nombreux membres l'ayant abandonné dans la caisse des échanges. Moi, je suis toujours curieuse de découvrir de nouveaux légumes, et ça ne me paraissait pas si compliqué à cuisiner.


Comme il était nommé "chou portugais", j'ai donc cherché une recette adaptée pour le cuisinier... et suis tombée sur le caldo verde, un classique de la cuisine portugaise. C'est aussi une soupe, mais différente des classiques potages au mixer.

Pour 4 bols de soupe :
- 2 choux portugais (400 à 500 grammes)
- 3 pommes de terre (300 grammes)
- 1-2 belles gousses d'ail
- sel, poivre, huile d'olive, piment d'espelette

Portez l'eau à ébullition ; coupez les pommes de terre en petits morceaux, pressez l'ail, et jetez le tout dans l'eau bouillante. Laissez cuire 15 minutes environ, puis écrasez les pommes de terre, le liquide devient trouble et plus épais.

Lavez le chou et coupez le en fines lanières. Ajoutez-les au bouillon, laissez cuire 15 minutes. Salez et poivrez généreusement. Avant de servir, assaisonnez de 3 cuillères à soupe d'une bonne huile d'olive (portugaise par exemple), et de piment d'espelette à votre goût.

J'imagine que cette soupe peut tout à fait être adapté avec un autre type de chou vert. Elle est traditionnellement servie avec des rondelles de chorizo ; comme je n'en avais pas, j'ai recherché un goût similaire avec le piment d'espelette qui ne se trouve évidemment pas dans les recettes originales...
Le résultat ? Une soupe à la fois fraîche et nourrissante, réconfortante par ces jours de grand froid.

dimanche 23 novembre 2008

la soupe à la salade et l'île de shrek


L'autre jour dans mon panier, bien varié pour un mardi de novembre, trônait une magnifique laitue. Avec la température, une petite soupe me faisait bien envie, mais j'étais un peu lassée des mélanges carottes-chou-pommes de terre, j'avais la flemme de peler les chous-raves. J'ai donc observé cette laitue du coin de l'oeil, fait quelques recherches sur internet, et me suis décidée à tester une simplissime et réconfortante soupe à la salade.


Pour une casserole de soupe, soit deux repas et des restes :
- 1 laitue
- 3 pommes de terre
- 1 échalotte
- du bouillon de légumes
- un peu de lait
- un peu d'huile et du sel

Faites revenir l'échalotte dans un peu d'huile (d'olive par exemple). Pendant ce temps, lavez la laitue et coupez la en quatre dans la longueur, puis en lanières de un centimètre de large (environ, de toute façon tout ça finira au mixer). Ajoutez-la aux échalottes devenues transparentes. Epluchez les pommes de terre et coupez les en morceaux, jetez-les dans la même casserole, mélangez. Couvrez d'eau, ajoutez un peu de bouillon, laissez cuire. Quand les pommes de terre sont cuites, passez le tout au mixeur, assez longuement, qu'il n'y aie plus de fibres.
Remettez sur le feu en mélangeant, avec une tombée de lait, salez si nécessaire.

Dégustez en entrée ou avec par exemple, des oeufs cocotte, pour un petit repas léger.


Et Shrek dans tout ça ? Et l'île ?

En mixant la soupe pendant quelques minutes, mon esprit flânait, emporté par la magnifique couleur verte que prenait peu à peu le contenu de la casserole...

Il s'est envolé vers un séjour sur l'Ile d'Aix, au large des Charentes-Maritimes. Nous passions des vacances dans cette étonnante région, entre ruralité et bord de mer, avec mon jules de l'époque et la petite famille de nos amis. Quittant pour la journée la maison isolée dans les champs de tournesols, nous étions partis en voiture, avions roulé jusqu'à un port, pris un bateau.
De ce bateau, nous avions aperçu, au loin, le Fort Boyard du Père Fouras. J'étais presque surprise qu'il existe en vrai, et de ne pas voir en sauter des sportifs en combinaison moulante, de ne pas entendre rugir les tigres et sonner des kilos de pièces d'or...
Sur le bateau, des familles, des touristes en K-way, venus pour la journée visiter l'île. Quelques marchandises, aussi. Et un chariot en bois, sorte de brouette sur lequel trônait un gros carton contenant une pellicule de cinéma... Sur le carton, au feutre noir épais, c'était écrit "Shrek". Je trouvais fou de voir ce géant vert de livre d'enfant venir par bateau sur une petite île perdue, si près du fort de mes soirées télé d'enfant...

Nous étions invités pour le midi chez des amis de nos amis. Nous avons mangé dans un beau jardin, éloignés du flot des touristes. Dans l'après-midi, notre hôte nous a proposé de rester. Mon jules et moi avons accepté la proposition, laissant la petite famille repartir avec le bateau du soir. Chacun avait un peu besoin de se retrouver, ce jour là. Notre hôte nous a prêté une chambre et des vélos, avec simplicité et générosité.

L'île s'était vidée, les non-résidents, les vacanciers d'ailleurs étaient repartis avec le dernier bateau. Nous parcourions les rues désertes et le bord de mer dans tous les sens, roulant dans le vent. C'est fou le silence d'un lieu sans voitures, au milieu de l'eau.

Au détour d'une ruelle, nous sommes tombés sur le cinéma. Le film était annoncé pour 20h. Et c'est dans une salle étrange, entre salle des fêtes et grenier de pierre, avec des chaises dépareillées, des vieux rideaux autour de l'écran, que nous avons assisté aux aventures de Shrek, le sympathique géant dégoûtant. La salle était pleine d'enfants, qui riaient et hurlaient aux éclats à chacune des apparitions du machiavélique chat botté aux yeux doux.

A la sortie, la nuit était tombée et l'île encore plus calme. Nous avons mangé, une mauvaise pizza je crois, et sommes allés nous coucher chez ces accueillants inconnus.

Et voilà comment une soupe de laitue un soir d'hiver m'a ramené là-bas, par la force hypnotique du mixeur et quelques associations d'idées surprenantes...

dimanche 28 septembre 2008

des figues, des noisettes, des fleurs et du bleu dans ma salade


Hier le marché était généreux. Le petit monsieur aux gros doigts avait encore des champignons des bois, mais aussi un plein cageot de salade verte parsemée de capucines. Juste en face, une dame vendait des figues... du pays. On s'est dit que la saison suisse des figues devait durer à peu près une semaine en tout, et qu'il fallait donc foncer !

Je me suis alors souvenue que lors du repas extraordinaire de Judith B. dégusté la veille, j'avais remarqué une association inattendue et délicieuse dans mon assiette de chevreuil. Entre les airelles, l'épinette, les lentilles beluga et le boudin aux pommes, se trouvait une sorte de boulette de figue séchée, avec un petit goût que nous avons cherché à expliquer quelques minutes. Nous sommes finalement tombé d'accord pour identifier une touche de fromage bleu, imperceptible et parfaite - comme tout le reste de ce repas. Je n'ai pas souhaité y faire de photos pour apprécier tranquillement l'instant, mais sooishi a raconté sa dernière visite dans cette merveilleuse pinte des montagnes dans un billet récent

Tout ça pour non seulement vous dire que j'ai adoré manger chez Judith B., mais que cela m'a donné envie d'oser une association inédite dans ma salade : les figues, le bleu, et les noisettes pour le croquant.

Pour quatre personnes en entrée :

- quatre belle poignées de salade verte et fraiche
- des capucines si vous en trouvez
- 70g de noisettes entières
- 80g de fromage bleu crémeux, type St-Agur
- une douzaine de figues fraiches
- un morceau de beurre
- de l'huile d'olive, du vinaigre balsamique, un peu de levure pour lier la sauce
- du sel, du poivre

Commencez par mixer grossièrement les noisettes, sans les réduire en poudre : il faut qu'elles gardent matière et croquant. Grillez les à sec, en remuant régulièrement, jusqu'à ce qu'elles se dorent un peu et prennent une odeur torréfiée. Réservez-en un quart pour la décoration finale.

Ecrasez le fromage, au mixer ou à la fourchette. Mélangez-le aux noisettes grillées et refroidies, vous obtiendrez une masse bien collante. Formez en de petites boulettes, avec les doigts c'est le plus simple.

Faites fondre le beurre dans une poêle. Coupez les figues en deux, et faites-les revenir pendant 5 minutes, en les retournant. Pendant ce temps, disposez votre salade sur les assiettes, parsemez de capucines, puis de boulettes au bleu. Concoctez une sauce.

Lorsque les figues brunissent, répartissez les sur les assiettes, saupoudrez de noisettes croquantes, arrosez de la sauce à salade, salez et poivrez.

Dégustez immédiatement.

dimanche 27 juillet 2008

soupe glacée de melon au parfum concentré de courge

Une recette délicieuse que j'ai envie de dédier à deux grands gourmets et grands cuisiniers. Le premier, c'est mon beau-papa, dont la table est la plus généreuse, la plus audacieuse, la plus festive et simplement la plus goûtue que j'aie l'honneur de pratiquer régulièrement. De sa chasse aromatisée au vrai sapin à ses festins de sashimis, de sa sauce Clara à tous ses petits légumes préparés avec soin, c'est toujours un festin.

L'été dernier, il nous avait épatés avec une soupe de melon aromatisée aux pépins et à l'huile de courge... ben oui, ça se ressemble une courge et un melon, mais je n'aurais probablement pas pensé toute seule à l'association.



Soupe dont je me suis souvenue avec appétit au détour d'un billet d'Estèbe l'éloquent, auquel je co-dédie donc ce billet. Son blog dégouline de gourmandise et d'humour, et je crois que je ne parcours aucune de ses recettes sans un grand sourire devant l'écran. Pour une synthèse de son esprit culinaire à la fois absurde, savant et piquant, faites donc un tour sur son quizz de l'été...

C'est en pensant à ces deux là et à leurs soupes de melon que j'ai imaginé la mienne pour un repas d'été avec des amis. C'est une entrée excellente pour un jour de chaleur, et elle a l'avantage de pouvoir être préparée à la fois vite, et à l'avance, ce qui est parfait quand on a aussi envie de prolonger l'apéro...

Vous devrez simplement rejoindre la cuisine 5 minutes avant les autres pour saisir la bresaola et dresser les bols...

Pour quatre personnes :

- 2 melons
- 10 belles feuilles de menthe (ou un peu plus de moins belles)
- 5 belles feuilles de basilic (ou... idem)
- 1 demi cuiller à café de poivre noir des caraïbes
- 1 pincée de muscade
- du sel
- 4 tranches de bresaola
- de l'huile de graines de courge

Si vous n'avez pas de poivre noir des caraïbes (un poivre délicieusement parfumé et assez fort ramené de loin, que je ne serais pas sûre de retrouver dans le commerce), vous pouvez le remplacer par un bon poivre noir, et peut-être une pincée de poivre de cayenne pour que ça brûle un peu. Ou tester une version d'espelette comme chez Estèbe.
Quant à la bresaola, moi je trouvais que c'était une option harmonieuse avec le melon, mais on peut aussi imaginer une viande séchée, un jambon cru, etc...

Prélevez d'abord dans vos melons quelques billes que vous réservez au frais, piquées sur des cures-dents ou mini-brochettes. Enlevez le reste de la chair du melon en gros morceaux que vous déposerez dans un mixer, avec les herbes aromatiques, le poivre noir et la muscade.

Mixez... en plusieurs fois selon la taille de votre mixer. Salez, goûtez, resalez si nécessaire. Conservez au frais jusqu'au repas.

5 minutes avant de servir, faites revenir la bresaola grossièrement coupée (à sec) dans une poêle, jusqu'à ce qu'elle croustille (oui oui, comme du bacon).

Servez la soupe dans des bols, disposez dans chacun quelques morceaux de bresaola, et un beau filet d'huile de graines de courge. Dégustez sans attendre pour apprécier le contraste chaud-froid, et l'élégance du vert foncé de l'huile sur l'orange de la soupe (peu visible sur cette photo de soirée prise à l'éclairage électrique).

Je trouve mon huile de pépins de courge dans un magasin de produits "du terroir" que je fréquente souvent, ou alors par mon marché paysan.

Elle est pressée dans des moulins de la région, qui réalisent également de l'huile de noisette, de noix, de colza, de pistache, etc. C'est un produit vraiment fin, goûtu, à l'image des deux grands cuisiniers que je racontais plus haut.

lundi 14 juillet 2008

merveilleux granité de melon en salade


Au fil des blogs, on croise des recettes, puis on en imagine, et on ne sait pas toujours qui en a été l'inspiratrice, plus rarement l'inspirateur (je ne sais pas si quelqu'un s'est déjà amusé à statistiquer le sexe des auteurs culinaires mais le plus souvent, on peut l'écrire auteure...). Souvent plusieurs personnes, plusieurs recettes, plusieurs images et associations.

Pour cette merveilleuse entrée, je sais toutefois qui je dois remercier : c'est Julie, avec son granité de pastèque, qui m'a donné l'idée de congeler l'autre soir les trois tranches de melon qui restaient tristement sur le plat après un repas entre amis.

Ce soir, après une journée à retourner quelques principes dramaturgiques dans tous les sens pour avancer dans le mémoire que je veux, je dois, je ne manquerai pas de rendre avant mon départ en vacances, je les ai retrouvé dans leur petite boîte, en cherchant un petit souper à composer. Et hop, c'était parti.

Pour deux entrées mégaclasses, mégabonnes, mégasimples, mégarapides :

- 3-4 tranches d'un melon bien mûr
- 1 belle branche de menthe fraiche
- 1 cs d'huile d'olive
- du sel et du poivre

La recette demande un peu d'anticipation : au moins 24 heures avant, ou bien le jour où vous n'arrivez pas à finir votre melon, coupez-le grossièrement en morceaux avant de le stocker au congélateur.

Lancez-le dans un mixer, avec les feuilles de menthe, l'huile, l'assaisonnement. Donnez quelques tours, jusqu'à obtenir des petits morceaux, format gravier fin.

Préparez une salade - voici une version idéale pour aller dessous le granité :

- de la salade à tondre ou des jeunes pousses variées
- 2 cs de vinaigre de vin blanc
- 2 cs d'huile d'olive
- 2 cs d'huile de noix
- 1 tombée de mélasse de grenade

Dressez votre salade verte dans deux assiettes, préparez la sauce, arrosez les feuilles. 

Disposez le granité au centre sans attendre, et dégustez en oubliant que l'hiver existe.




jeudi 3 juillet 2008

les champignons lardés


Le temps s'est rafraîchi, l'orage souhaité s'est transformé en triste bruine grise, il est le temps idéal de vous faire partager ces petits champignons de paris lardés, composition extra-simple à déguster en accompagnement réchauffant le coeur et le ventre.

Par personne :

- 3 ou 4 (ou 5 pour les vrais gourmands) champignons de Paris moyen à gros
- autant de tranches de lard à cuire ou bacon
- autant de cure-dents en bois
- une poêle à frire

Enrobez chaque champignon d'une tranche de lard. Fixez le pliage avec un cure-dents.



Petit conseil pratique : enfoncez le cure-dents dans la longueur du champignon plutôt que de l'empaler de la tête à la base comme vous l'auriez fait spontanément ; ce sera plus simple à la cuisson.

Poêlez vos champignons lardés, 2 à 3 minutes de chaque côté, dans une poêle chaude mais sans graisse (il y en a assez comme ça). 

Servez ça en apéro (mangeaille des doigts ou fingerfood), ou avec une viande, une volaille, ou enfin...


... avec des petits filets de lapin sauge-ail nouveau-abricots... 

vendredi 27 juin 2008

tartare croquant et rapide de betterave

Le retour de la betterave, que je fais souvent crue comme vous avez peut-être pu l'observer. Cette fois, dans le rôle principal d'un tartare frais et croquant, à servir en entrée, et rapide à préparer.

Pour 2 à 3 personnes, les ingrédients :

- deux betteraves crues
- deux oignons de printemps
- un demi-bouquet de persil
- un citron bio
- un yoghurt nature
- de la fleur de sel
- du poivre du moulin
- des graines de tournesol (2 cs)


Epluchez les betteraves, enlevez les extrémités dures, et coupez-les en gros cubes. Mettez-les au mixer pour quelques tours, mais sans les réduire en purée : l'idée est d'obtenir des petits morceaux encore croquants. Mettez ces morceaux dans un bol à part.

Mixez à présent les oignons précédemment coupés en quatre, le persil, avec le zeste du citron. Ajoutez le yogurt et mélangez le tout à la betterave. Ajoutez enfin deux cuillerées de graines de tournesol, quelques tours de poivre, quelques pincées de fleur de sel.

Dégustez le tartare avec une salade verte, très simplement assaisonnée : un filet d'huile de noix, un filet de vinaigre de vin blanc.

Vous pouvez le servir en petits "pâtés de sable", en retournant sur l'assiette un verre, une tasse ou un petit bol que vous aurez rempli généreusement de tartare, en le tassant bien.

vendredi 13 juin 2008

verrines de betterave à la truite fumée

Concours de verrine, verrine de betterave. Voilà une composition d'inspiration nordique, pour une entrée à deux couverts...

D'abord, les ingrédients :

- 1 betterave crue
- 1dl de crème fraiche
- 2 cs (généreuses) de cantadou au raifort
- 1 demi-citron
- 1 cc de cumin marocain (kamoun), en grains
- 1 filet de truite fumée
- sel et poivre

Epluchez la betterave, et râpez-la au format rösti (pour les non-suisses, ça veut dire les gros trous de la râpe, qui sont à peu près de la taille d'un petit pois). Mélangez la avec le jus du demi-citron pressez, et le cumin marocain. Salez et poivrez.
Fouettez la crème, puis mélangez-la, toujours au fouet, avec le cantadou au raifort. Si vous n'avez pas ce fromage, je pense que ça s'adaptera très bien avec de la sauce au raifort, mais il faut en mettre peu. L'idée est d'avoir juste ce petit goût de racine, mais délicat, et la fraîcheur du fromage rend la crème plus onctueuse et moins écoeurante.
Découpez vos filets de truite en morceaux.

Dressez vos verrines : 2 tiers de betterave, 1 petit tiers de crème au raifort, 3-4 morceaux de truite. Salez (au sel de guérande si vous en avez) et poivrez. Servez avec des crackers au sésame, par exemple, ou tout autre biscotte croustillante.

Dégustez, à la fourchette, en explorant toutes les couches à la fois. 

Doux et salé, je trouve que ces textures se marient très bien entre elles. La touche du kamoun est vraiment un plus, même si on peut aussi tout à fait le réaliser avec du cumin traditionnel.

Cette recette participe au concours Verre'in.

samedi 31 mai 2008

terrine de volaille du printemps ou la cuisine à l'avance d'une femme qui court

Hier soir j'étais confrontée à l'un de ces couacs temporels si fréquents dans ma vie (et sûrement dans la vôtre) : des invités à souper, l'envie de faire à manger bon et beau pour eux, et une obligation professionnelle qui devait me mener au moins jusqu'à 19h45... En réalité j'ai poussé ma porte à 20h, l'heure supposée de leur arrivée, et à cette minute même je recevais un message de leur part annonçant leur propre retard pour des raisons similaires. Ma réponse : "Parfait !"
Toujours est-il que j'avais pris mes dispositions, et prévu un petit menu printanier avec un max d'étapes réalisées la veille. Et donc en entrée, cette petite terrine de volaille.



Trouvée dans le dernier numéro de Elle à table elle est annoncée pour quatre personnes et prévue pour une seule terrine. N'étant pas très équipée dans le domaine, je l'ai réalisée dans des verrines individuelles (supportant évidemment le passage au four), et ai finalement obtenus 5 portions. Mais les restes, je trouve ça super, surtout le samedi où je pars en formation dans une université désertée, où d'infâmes soupes de distributeur constituent la seule proposition culinaire à disposition.
La recette figurait dans la rubrique Menu petit prix. Même si elle ne m'a pas coûté bien cher et que je ne l'ai pas retenue pour cela, je me demande bien quelle qualité de volaille s'autorise le responsable de la rubrique pour en financer 300g plus les autres ingrédients avec 5 Euros. Ou alors, la vie est vraiment définitivement plus chère en Suisse qu'en France.

Donc, les verrines/terrines :

- 300g de blancs de volaille (j'ai pris du poulet)
- 1 tranche de jambon (j'en ai mis 2)
- 4 champignons de Paris (ben ce fut 6... incapable de tenir une consigne moi)
- 1 oeuf
- 1 cs de crème
- des fines herbes : chez moi, ciboulette et persil

Coupez le poulet et le jambon en morceaux, les champignons en 4, pré-hachez grossièrement les fines herbes. Balancez le tout dans un robot-mixer, ave l'oeuf, la crème, du sel et du poivre. Actionnez le mixer par à-coups, jusqu'à obtenir une masse grossière, "la consistance d'une farce" dit Elle. 
Beurrez vos terrines et faites cuire le tout au four préchauffé à 180 degrés, pendant 25 minutes, au bain-marie (soit un plat à gratin plein d'eau dans lequel vous déposez délicatement vos verrines - attention à la sortie, c'est chaud !).
Laissez refroidir, et mettez au frigo, vous pouvez les gardez jusqu'au lendemain sans inquiétude.

Parce que j'aime être efficace tendance perfectionniste et que j'avais bien envie de prendre un maximum l'apéritif avec mes hôtes, j'ai également lavé les grandes feuilles d'une belle salade fraîche et préparé une sauce maison, à base d'huiles d'olive et colza, de moutarde en grains, de vinaigre de pommes et d'un peu de balsamique. Et j'ai stocké le tout au frais, respectivement dans l'essoreuse et dans un bocal.

Juste avant de passer à table, il m'a suffit de démouler les verrines dans les assiettes, de déchirer la salade à côté, de couper quelques radis en rondelles pour la déco et le piquant, et d'ouvrir le vin. 

Cette petite terrine est assez délicate, fraîche. Pas d'incroyable découverte, mais une agréable entrée en matière pour un soir de beau temps.