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samedi 7 janvier 2012

la Fête des Rois

Ce n'est pas parce qu'on ne blogue plus qu'on ne cuisine plus... la preuve ici :



Une pensée royale pour La Mangue avec le gâteau au chocolat, pour Loukoum avec le flan pâtissier, et pour Claude-Olivier avec le cheesecake chocolat blanc et compote de mûres (variation sur le coulis).

Et hommage aux classiques d'internet, un détour par Marmiton pour la base de la galette des rois. J'ai réalisé environ une fois et demi la base de la masse (beurre, sucre, oeufs) avant d'en prélever un quart pour y intégrer des noisettes (variante 2), et mis des amandes dans les trois quarts restants... (variante 1 et 3)
A vos règles de trois, ou à votre bon oeil d'estimation.
Je n'ai pas ajouté d'extrait d'amande amère, à l'exception de la variante 1.

Galette des rois en cinq variantes :

Chaque galette a été réalisée avec deux cercles de pâtes de 20 cm de diamètre. Pour la découpe, un saladier à bords nets fait parfaitement l'affaire. Cela permet de les cuire par deux, sur une plaque préalablement couverte de papier de cuisson.
Compter environ trente minutes au four préchauffé à 200 degrés. Laisser refroidir les galettes avant de les manger.

* * *
Variante 1 : amande et fleur d'oranger

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- masse aux amandes ci-dessus, 2/3
- quelques gouttes d'extrait d'amandes amères
- 3 cs d'arôme de fleur d'oranger (selon concentration et goût)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Ajouter à la masse aux amandes l'arôme de fleur d'oranger et l'extrait d'amande amère. Bien mélanger.

Abaisser la pâte feuilletée, y découper un cercle et le déposer sur la plaque de cuisson. Le piquer à la fourchette. Déposer la masse aux amandes en laissant un bord libre d'environ un cm. Passer sur cette bordure du jaune d'oeuf dilué avec un peu d'eau, au pinceau.
Ne pas oublier de dissimuler la fève, plutôt sur l'extérieur de la masse pour réduire les risques de découverte à la coupe.

Découper un second cercle de pâte feuilletée, le déposer, bien coller le tour, en appuyant avec une fourchette.

Faire des dessins avec une pointe de couteau. Dorer au jaune d'oeuf dilué. Décorer de perles d'or ou de paillettes alimentaires. Cuire environ 30 minutes au four préchauffé.

* * *
Variante 2 : abricots et noisettes

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 3 cs de confiture d'abricots ou de pêches (par exemple, celle que vos amis qui chantent si bien Noël vous ont offerte)
- masse aux noisettes ci-dessus
- une vingtaine d'abricots (dégelés et égouttés le cas échéant)
- 1 noisette de beurre
- 3 cs de sucre de canne
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire revenir les abricots à la poêle, dans le beurre. Les saupoudrer de sucre de canne. Ils doivent être cuits mais encore fermes.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une fine couche de confiture d'abricots ou pêches
- puis une fine couche de masse aux noisettes
- enfin, les abricots et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 3 : fraises et amandes

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 3 cs de confiture de fruits rouges (ou de prunes)
- masse aux amandes ci-dessus, 1/3
- 150-200g de fraises (dégelées et égouttées le cas échéant)
- 1 noisette de beurre
- 1 cs de sucre de canne
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire revenir quelques minutes les fraises dans le beurre, saupoudrer de sucre de canne.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une fine couche de confiture aux fruits rouges.
- puis une fine couche de masse aux amandes.
- enfin, les fraises et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 4 : pommes et caramel

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 2 belles pommes
- 1 noisette de beurre
- 2 cs de sucre de canne
- 4 cs de confiture de lait (dulce de leche)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Eplucher les pommes, retirer le coeur. Les faire revenir dans du beurre, saupoudrer de sucre de canne, laisser cuire à feu doux jusqu'à ce qu'elles soient bien fondantes et colorées.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- une couche de confiture de lait (attention à ne pas en mettre trop sur les bords, cela se répand à la cuisson).
- les pommes caramélisées et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *
Variante 5 : framboises et chocolat noir

Ingrédients :
- 150g de pâte feuilletée, farine pour l'abaisse
- 30g de chocolat noir
- 3 dl de crème
- 3 cs de poudre d'amandes
- 150g de framboises (dégelées et égouttées le cas échéant)
- pour décorer : jaune d'oeuf dilué dans un peu d'eau, paillettes et perles d'or
- une fève

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie avec la crème, bien mélanger.

Sur le premier cercle de pâte préalablement piqué, répartir, toujours en laissant un cm de pourtour libre :
- la crème de chocolat fondu
- la poudre d'amandes
- les framboises et la fève.

Puis procéder comme pour la variante 1.

* * *


* * *
(fèves et couronnes ici)

dimanche 3 mai 2009

la fin colorée des betteraves de bannière et leurs foies framboisés

Parce que cette jolie bouteille de vinaigre aromatisé aux framboises, offerte par une ancienne collègue de bureau revue il y a peu dans un café que j'aime beaucoup, m'avait incitée à acheter un petit paquet de foies de volaille surgelés au supermarché.

Et parce qu'il a bien fallu les manger, ces betteraves de bannière.

Achetées pour leur photogénie, parce qu'elles étaient jolies et différentes les unes des autres, elles ont tout de même fini au fonds du frigo en attendant leur jour.

Et leur jour est venu un soir où j'avais enfin pensé à décongeler les foies.
Il les a vu épouser dans l'assiette quelques carottes pour une salade à l'orientale, super fraîche, et un peu acide pour trancher avec la rondeur douceâtre des abats. Les feuilles d'un coeur de pommée étaient invitées à la noce, pour diversifier les couleurs et textures.


Pour la salade :
- 3 petites betteraves (celle-là étaient à coeur blanc, ce qui ne se voit plus une fois râpées, ma foi)
- 4 carottes
- 1 jus de citron
- huile d'olive
- 2 cs de kamoun (cumin marocain)
- 1 petit bouquet de coriandre fraîche
- sel, poivre

Râpez les légumes-racines avec la râpe qu'on nomme ici "bircher", à gros trous. Assaisonnez à l'huile d'olive, citron, cumin, salez et poivrez. Mélangez bien. Laissez macérer le temps de préparer le reste, idéalement au moins une demi-heure, que les saveurs imprègnent bien la masse de légumes. Parsemez de coriandre fraîche, vous re-mélangerez avant de servir.

Pour les foies de volaille au vinaigre de framboise :
- 2 oignons
- 250g de foies de volaille
- 1 jet de vinaigre de vin aux framboises
- huile de tournesol
- sel, poivre

Taillez les oignons en fines lamelles. Faites les revenir à feu tout doux, et assez longtemps, dans un peu d'huile. Lorsqu'ils sont bien transparents et fondants, repoussez-les sur les côtés de la poêle.

Montez le feu, et jetez les foies de volaille au centre de la poêle. Faites-les cuire d'un côté, puis de l'autre, puis de partout. Attention à remuez régulièrement pour ne pas qu'ils attachent.

Lorsque les foies sont cuits, poussez-les de côté à leur tour, et déglacez avec un jet de vinaigre framboisé. Mélangez le tout.


Servez et dégustez chaud, avec la salade, et quelques feuilles vertes en décoration, assaisonnées d'un filet de vinaigre aux framboises et d'un autre d'huile de tournesol.

dimanche 2 novembre 2008

sunny-cheesecake pour UM


UM est née en septembre, a fêté ses trente ans en octobre, et verra la recette de son gâteau d'anniversaire paraître en novembre. Parfois, les choses prennent plus de temps que prévu.

Evidemment, pour cette belle et grande fête, nous étions quelques-unes à nous partager la responsabilité du chariot des desserts. J'ai décidé de réaliser un cheesecake, gâteau idéal quand il y a beaucoup de monde, vu le poids moyen de chaque tranche. Je me suis promenée via mon clavier chez quelques spécialistes du sujet, et me suis finalement décidée pour une recette de Claude-Olivier.

Ses arguments : allier le sirop de sureau aux framboises, deux goûts que j'adore. Et proposer une masse à base de séré, ce que j'ai voulu essayer, mais pas encore osé, depuis que j'ai découvert le cheesecake. En effet, le fromage à trademark comme ingrédient principal, ça me déprime un peu.

Par contre, contrairement à mon inspirateur, je n'ai pas réussi à réaliser une jolie forêt de framboises sur mon gâteau. Parce que la saison des framboises fraiches est terminée et que mes framboises congelées, après leur séjour de décongélation dans ma vieille passoire en métal, avaient vraiment une sale tête. J'ai donc opté pour un simple glaçage au fromage à trademark, et sirop de sureau.

Pour un beau cheesecake (moule à charnière rond, diamètre 20 cm) :

le fonds :
- 180g de biscuits sablés au beurre
- 1 demi-citron (le jus)
- 50g de beurre
la masse :
- 250g de séré maigre
- 150g de séré entier
- 125g de séré demi-gras
- 3 oeufs
- 70g de sucre
- 100g de framboises surgelées
- 50 ml de sirop de sureau
- 1 demi-citron vert (le zeste)
le glaçage :
- 3-4 cs de Philadelphia
- 1 dl de crème liquide
- sirop de sureau (au goût)

Préchauffez le four à 200 degrés. Faites fondre le beurre à feu doux. Réduisez les biscuits en miettes au mixer, et mélangez-y le jus du demi-citron, puis le beurre fondu. Protégez le fonds du moule à charnière d'un papier sulfurisé, beurrez les bords. Répartissez la poudre biscuitée au fonds du moule, en tassant de manière égale avec le fonds d'un verre. La masse doit remonter sur les bords, sur la moitié de la hauteur environ. Mettez au four pour dix minutes.

Pendant ce temps, mélanger dans un saladier les différents sérés, le sucre, le sirop de sureau, le zeste de citron vert jusqu'à obtenir une masse bien homogène. Y casser les oeufs un à un en mélangeant au fur et à mesure.
Note : vous pouvez tout à fait adapter la recette avec une seule sorte de séré, ou deux, si vous préférez éviter l'échantillonnage que je propose là.

Versez la moitié du mélange dans le moule, et le parsemer des framboises congelées. Ajoutez le reste de la masse... les framboises se noient...

Faites cuire quarante à cinquante minutes au four, à 180 degrés. Une fois cuit mais pas encore bruni, éteignez le four et laissez le gâteau y refroidir lentement. Une fois froid, recouvrez d'un papier alu ou cellophane, et laissez reposer au frigo, au moins jusqu'au lendemain.

Avant de servir (ou de partir à la fête), préparez votre glaçage en mélangeant les différents ingrédients. Lorsque vous atteignez la texture idéale, qui s'étale mais ne coule pas, répartissez-la sur le gâteau, et lissez avec une spatule à pâtisserie (maryse).

Le soir où j'ai fait cette recette, quelqu'un qui m'est cher avait eu la grande idée de réaliser un beau pochoir pour faire des dédicaces au sucre glace sur les gâteaux. J'ai donc rosi un peu de sucre glace avec du colorant alimentaire, et l'ai transporté jusqu'au lieu de la fête.

Repas terminé, cinq à sept filles se pressent dans une minuscule cuisine pour préparer les desserts. On déchire les emballages, on sort les plaques des sacs, on glisse délicatement les gâteaux dans des plats, on prépare le fameux pochoir, on saupoudre le gâteau indécent au chocolat de l'une, la tarte à la crème de l'autre, et hop on retourne le pochoir pour faire le cheesecake blanc, sur lequel le sucre rose ressortira mieux, forcément. On renonce à décorer les tartes aux pommes qui pompent tout le sucre glace, on plante les bougies, on se met en rang, on envoie un ami éteindre la lumière, on défile gâteaux en main, l'héroïne du jour souffle ses bougies, les invités se jettent sur les desserts.

Trois conclusions seront tirées de cette soirée :

- Les fêtes, définitivement, c'est pas bon pour les photos de nourriture. Lumière basse, foule exaltée et affamée, elles seront forcément vite faites et moches. Si vous voulez voir ce que pourrait être ce cheesecake délicieux en beau, allez chez son concepteur.
- Les pochoirs, c'est joli, mais quand on les retourne ça fait les lettres à l'envers. Mais non, on n'est pas toutes blondes, mais on a dû le voir pour y penser. Et c'est comme ça qu'un billet prend un titre de recette de science-fiction.
- Tout ça n'est pas très grave, parce qu'on s'est quand même super bien amusés, et que le gâteau a été mangé si vite que UM a eu la peine le temps de réaliser que son nom était en miroir, et que je publie la recette malgré les affreuses photos parce qu'elle m'a beaucoup été demandée ce soir-là.

Et pour conclure et en souvenir... Le gâteau au chocolat décadent réalisé par la découpeuse de pochoirs...

vendredi 18 juillet 2008

six questions et un joli goûter


J'ai vu souvent ces questionnaires fleurir sur les blogs ; et voilà que mon tour d'y répondre est déjà là, avec mon tout petit blog et ses toutes jeunes recettes.

C'est Virginie qui m'a "taggée" comme on dit. Elle me prie de répondre à six questions, et de passer plus loin le flambeau  / la patate chaude / la bague d'or.

Je vais donc y répondre, tout en ponctuant ce billet des jolies images du goûter que je viens de partager avec J., ma "soeur", ou presque...

Elle est venue prendre les clefs de l'appartement, qu'elle aura en libre-accès pendant nos vacances... C'est bien, des "semi" frères et soeurs vieux et installés, j'aurais adoré ça, moi à dix-huit ans, un appart' vide pendant quelques semaines, pour moi toute seule... 

Nous avons picoré nos framboises et nos cassis, avec les délicieuses petites choses que ma chère voisine me ramène de ses séjours en Italie : 
mini-macarons turinois, nougatines sardes... que du bonheur qui colle aux dents !

- Quel aliment j'aime le plus cuisiner ? Euh... probablement celui que j'aime le mieux manger, je vais donc dire les pâtes, à toutes les sauces (pâtes que par ailleurs ma voisine maîtrise divinement)

- Laquelle de mes réalisations a réuni le plus de suffrages ? Sur ma vie ??? Ou sur celles de mon blog ? Mais j'ai plein de suffrages, bien souvent (vaniteuse), je n'arrive pas à me rappeler de tout (frimeuse).
Je vais donc répondre sur le blog, ça me parait au moins possible... Le lapin aux abricots et à la sauge a été vraiment très apprécié ; le tiramifraises est celui qui a eu techniquement le plus de suffrages - mais c'est parce qu'on était beaucoup pour le manger !

- La recette que mon entourage me réclame le plus ? Je dirai le pesto pistaches / citron / basilic ou le pesto tomates séchées /olives noires / thym frais pour rester dans l'esprit de la première question - car mon entourage est très gourmand et aime tout plein de choses. Je refais rarement les mêmes plats, mais mes pestos restent au fil du temps, des classiques... Aucun des deux n'est sur le blog pour le moment, mais vous y  trouverez un autre pesto très bon aussi.

- Mon petit déjeuner préféré ? Celui du samedi, sur la terrasse du pâtissier bien connu des Lausannois, à la place de la Palud. Avec un rayon de soleil, un renversé plus un jus d'oranges fraîchement pressées, mon amoureux, le journal, et des petits sandwichs trop chers qui tuent la mort

- Mon restaurant ou pâtisserie préféré ? Trop, trop dur... Je suis polygourmande je vous dis... Mais pour des raisons intimes, je cite le Chat noir, à Lausanne

- Mon aide la plus précieuse dans ma cuisine ? Ben, mon amoureux, qui me sauve la mise les soirs où rien ne va, qui prend des jolies photos quand je stresse au coup de feu ou que j'ai les doigts tous gras, qui goûte mes plats, et qui assure aussi la cuisine les soirs où il a envie, ou bien ceux où moi je n'ai pas envie... Sinon comme être non-vivant, je dirai le mixer (pour les pestos).

Voilà, j'ai fait au mieux avec ces questions, ce ne sont pas forcément toujours des réponses limpides qui me venaient à l'esprit, mais j'espère qu'elles vous iront... :-)

Il s'agit à présent de refiler la patate chaude (ou plus joli, la bague d'or, comme dans nos jeux d'enfants)... d'éviter ceux qui doivent les avoir reçus 150'000 fois... de faire un choix parmi les nombreux blogs que j'aime bien...


Alors ce sera sooishi parce qu'elle vit dans ma ville, aura des plans que je pourrais tester, et parce qu'elle fait des si jolies photos...
et julie qui est aussi une petite nouvelle, et donc qui sera (peut-être) toute réjouie à ce premier tag de sa vie de bloggeuse...

mercredi 16 juillet 2008

les myrtilles sont plus photogéniques que les framboises - deux tartes feuilletées


Deux belles et délicieuses tartes, parties d'un état des lieux du frigo : un pot de ricotta et une pâte feuilletée carrée réclament mon attention !

En effet, si je n'en fais pas quelque chose rapidement, ils finiront tristement leur vie de chose comestible emballée dans une poubelle pour cause de date de péremption.

Ca tombe bien, j'ai soupé léger, j'ai un peu de temps, et je bricolerais bien un petit dessert.

Et c'est là que les improvisations commencent... Je décide donc de faire une tarte feuilletée aux framboises et à la rose... :

- 1 pâte feuilletée déjà abaissée
- 3 cs de sucre
- 1 oeuf
- 150g de ricotta
- 3 cs eau de rose
- 150g framboises (surgelées)

plus, au final... :
- 100g myrtilles (surgelées)
- 1 autre cs de sucre
- 100g de ricotta (le reste du pot)

Etalez la pâte feuilletée sur deux plaques, et piquetez le fonds à la fourchette.

(... J'ai eu envie de réaliser deux tartes rectangulaires, d'où une savante installation sur ma grande plaque à gâteau : après avoir coupé le carré de pâte en deux, j'ai posé une frontière-moule à cake au milieu de ma plaque ; sur ce moule, j'ai replié l'une des bordures des deux morceaux de pâte; les autres bordures ont été pliées soit en appui sur les bords de la plaque, soit en appui sur des pièces à découper les biscuits, qui tiennent au four. Mais vous pouvez aussi faire plus simple, étaler votre pâte dans deux moules de votre choix, ronds si vous préférez, enfin débrouillez-vous :-) ...)

Donc, bref, étalez votre pâte de la façon que vous voulez, mais si vous voulez deux tartes comme chez moi, eh bien il vous deux fonds...

Battez l'oeuf avec le sucre, puis avec 150g de ricotta, puis avec l'eau de rose, puis avec les framboises. 

Versez cette préparation sur votre pâte feuilletée (celle que vous aviez divisée en deux parties pour faire deux rectangles, ou deux cercles, ou deux spirales). Réalisez que c'est un peu pauvre en framboises, et même en ricotta. Rassemblez donc l'ensemble des framboises sur l'une des parties.

Gardez un fonds de ricotta à l'oeuf dans votre bol à mélange, et "rallongez" le avec les 100g restants. Trouvez des myrtilles surgelées au fonds de votre congélateur et ajoutez-les. Versez cette seconde préparation sur la pâte feuilletée restante. Saupoudrez de sucre.

Evidemment, vous ne pouvez faire qu'une seule tarte, en doublant les ingrédients d'une des deux parties... vous me suivez toujours ?

Faites cuire au four préchauffé à 200 degrés, pour 35 à 40 minutes.



Découpez-les parts en élégants rectangles (ou... bref!) et dégustez-les. Tiède c'est délicieux. Froid c'est bien aussi. Le goût de rose dans la version à la framboise est très délicat, alors qu'en goûtant et surtout sentant la préparation, je craignais un effet criard et écoeurant. Allez-y donc franchement avec la rose, moins dosée, je pense qu'on ne la retrouverait plus du tout.



Bon, et pourquoi ce titre au billet me direz-vous ? Eh bien si au goût j'aurais eu de la peine à trancher, derrière mon appareil photo, j'ai trouvé les myrtilles bien plus facile à manier que les framboises, cuites ou crues...
et puis... ça sonne pas mal, non, comme titre ?


mercredi 25 juin 2008

douce salade estivale à la cuillère parisienne et mélasse de grenade



Cette salade de fruits jolie jolie jolie est partie de deux envies :

1) Utiliser enfin la magnifique cuillère parisienne orange héritée de mon grand-papa (après sa mort, dans sa cuisine, j'ai récupéré quelques accessoires, cette cuillère, un presse-purée que j'ai fini par jeter car il était vraiment trop pénible à utiliser, et son nécessaire complet de dégustation d'escargots. Utiliser tout cela me rend toujours joyeuse, mais l'écrire me rend un peu triste)

2) Ouvrir ma nouvelle bouteille de mélasse de grenade (j'ai découvert ce produit il y a quelques années, chez mon pâtissier syrien préféré, mais l'ai toujours plutôt utilisé sur des salades salées)


Avec tout cela, la salade de fruits s'imposait, ça tombe bien, c'est justement ce qu'on me demandait d'amener hier soir chez O. et S. Je l'ai composée au gré du (super)marché et des fruits qui me faisaient envie, ne provoquent pas ou peu d'allergies chez moi, tout ça dans un éventail de couleurs complémentaires...

Ce qui nous fait, pour sept mangeurs déjà bien calés par toutes les délicieuses charcuteries, tortillas et croquettes qu'ils ont avalées avant :

- une demi-pastèque
- un melon vert (qui s'avèrera plutôt blanc)
- quatre ou cinq nectarines
- un ananas
- une barquette de framboises fraîches
- une bonne poignée de pistaches nature
- le jus d'un citron
- un décilitre de mélasse de grenade

A partir de là, c'est assez simple, mais un peu répétitif. Prenez votre cuillère parisienne bien en main, et taillez des boules à peu près régulières dans les différents fruits. Le melon c'est idéal. L'ananas, si il est bien mûr et une fois enlevée l'écorce, c'est bien aussi. La demi-pastèque, c'est le plus fastidieux, parce qu'il faut enlever les graines. Les nectarines, c'est à faire quand on a encore de la force mais le geste bien rodé, parce que c'est un peu dur.

Mélangez toutes ces jolies boules, et arrosez-les du jus de citron mélangé à la mélasse de grenade. Laissez les framboises tranquilles dans leur barquette. Concassez grossièrement les pistaches, et ajoutez-les à la salade. Conservez au frais si vous ne dégustez pas tout de suite. Ajoutez-les framboises seulement au moment de servir, pour qu'elles gardent une jolie tenue et une fraîcheur piquante.

Et deux versions possibles pour le service :


De jour, des fruits fraîchement coupés juste arrosés de leur jus dans une assiette à dessert.


De nuit, des fruits qui ont eu le temps de macérer dans leur grenade, avec de jolis verres et des piques super kitsch mais si festives qu'on leur pardonne ... 

(especial gracias pour la photo : O.)


vendredi 20 juin 2008

cheesecake vanille et fruits rouges

Invitée à un dimanche à la campagne avec la requête d'un dessert, j'ai décidé de réaliser le deuxième cheesecake de ma vie - le premier était au citron, avec un coulis de rhubarbe et fraise en garniture (et très bon aussi - mais ça fait au moins un an !).

Je me suis inspirée pour les grands principes de la petite leçon de loukoum, et les ai adaptés pour une version vanillée. Comme base, j'ai choisi ces biscuits secs ultra-beurre que j'adore, les galettes St-Michel.

La recette :

- 1 paquet de galettes St-Michel (130g)
- 40 g de beurre
- 400g de fromage Philadelphia
- 200 g de séré
- 3 oeufs
- 100g de sucre (en fait, mettez en plutôt 150) + 2cs pour les fruits
- 1 gousse de vanille (ou 2)
- framboises et myrtilles (surgelées ou pas)

Faites fondre le beurre à feu doux ou au bain-marie. Pendant ce temps, cassez grossièrement vos biscuits et mettez-les au mixer. Mixez, jusqu'à obtenir une sciure assez fine. Ajoutez le beurre fondu et remixez pour avoir une texture homogène.

Recouvrez le fonds d'un moule à charnière de papier de cuisson. Beurrez et farinez les bords du moule. Répandez sur ce fonds le mélange biscuits-beurre, et compactez-le à l'aide d'un verre, en prenant garde à avoir une couche régulière sur toute la surface. Répartissez le surplus sur les bords du moule, toujours avec l'aide du verre, pour que cette garniture soit bien compacte.

Fouettez le Philadelphia avec le séré. Personnellement j'ai pris du séré maigre, mais franchement prenez-le avec le gras, de toute façon ce n'est pas avec ce plat que vous ferez du régime et la texture en sera probablement plus onctueuse. Battez les oeufs et ajoutez-les à la masse de fromage, avec le sucre. 

Pour la vanille, j'ai ouvert une gousse et recueilli, à la pointe de couteau, l'intérieur de celle-ci. Ca colle un peu aux doigts et aux ongles et ce n'est pas évident d'en avoir le maximum. Pour une autre occasion, je pense que j'ouvrirai les gousses et les ferai infuser dans un petit peu de lait chaud que je laisserai ensuite refroidir avant de le mélanger à la masse. A voir. Enfin vanillez votre masse du mieux que vous pouvez, avant de la verser dans le moule à charnière.

Cuisez le cheesecake 1h au four, à 180 degrés. Non en fait 50 à 55 minutes suffiront, le mien était un tout petit peu trop sec. Puis, laissez-le dans le four ouvert jusqu'à refroidissement complet. Enfin, gardez-le au frigo jusqu'au lendemain.

Faites revenir les framboises et les myrtilles dans une poêle, avec un peu de sucre, et les gousses de vanille utilisées précédemment. Laissez-les égouttez dans une passoire (en particulier pour des fruits surgelés), et retirez la vanille. Le lendemain, soit le jour du repas, étalez cette pâte/confiture sur votre cheesecake.

Les photos ont été prises le jour du repas champêtre, alors un petit clin d'oeil amical aux auteures des tartelettes au citron et du gâteau au chocolat, qui se retrouvent en faire-valoirs délicieux sur cette assiette composée.