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dimanche 2 novembre 2008

sunny-cheesecake pour UM


UM est née en septembre, a fêté ses trente ans en octobre, et verra la recette de son gâteau d'anniversaire paraître en novembre. Parfois, les choses prennent plus de temps que prévu.

Evidemment, pour cette belle et grande fête, nous étions quelques-unes à nous partager la responsabilité du chariot des desserts. J'ai décidé de réaliser un cheesecake, gâteau idéal quand il y a beaucoup de monde, vu le poids moyen de chaque tranche. Je me suis promenée via mon clavier chez quelques spécialistes du sujet, et me suis finalement décidée pour une recette de Claude-Olivier.

Ses arguments : allier le sirop de sureau aux framboises, deux goûts que j'adore. Et proposer une masse à base de séré, ce que j'ai voulu essayer, mais pas encore osé, depuis que j'ai découvert le cheesecake. En effet, le fromage à trademark comme ingrédient principal, ça me déprime un peu.

Par contre, contrairement à mon inspirateur, je n'ai pas réussi à réaliser une jolie forêt de framboises sur mon gâteau. Parce que la saison des framboises fraiches est terminée et que mes framboises congelées, après leur séjour de décongélation dans ma vieille passoire en métal, avaient vraiment une sale tête. J'ai donc opté pour un simple glaçage au fromage à trademark, et sirop de sureau.

Pour un beau cheesecake (moule à charnière rond, diamètre 20 cm) :

le fonds :
- 180g de biscuits sablés au beurre
- 1 demi-citron (le jus)
- 50g de beurre
la masse :
- 250g de séré maigre
- 150g de séré entier
- 125g de séré demi-gras
- 3 oeufs
- 70g de sucre
- 100g de framboises surgelées
- 50 ml de sirop de sureau
- 1 demi-citron vert (le zeste)
le glaçage :
- 3-4 cs de Philadelphia
- 1 dl de crème liquide
- sirop de sureau (au goût)

Préchauffez le four à 200 degrés. Faites fondre le beurre à feu doux. Réduisez les biscuits en miettes au mixer, et mélangez-y le jus du demi-citron, puis le beurre fondu. Protégez le fonds du moule à charnière d'un papier sulfurisé, beurrez les bords. Répartissez la poudre biscuitée au fonds du moule, en tassant de manière égale avec le fonds d'un verre. La masse doit remonter sur les bords, sur la moitié de la hauteur environ. Mettez au four pour dix minutes.

Pendant ce temps, mélanger dans un saladier les différents sérés, le sucre, le sirop de sureau, le zeste de citron vert jusqu'à obtenir une masse bien homogène. Y casser les oeufs un à un en mélangeant au fur et à mesure.
Note : vous pouvez tout à fait adapter la recette avec une seule sorte de séré, ou deux, si vous préférez éviter l'échantillonnage que je propose là.

Versez la moitié du mélange dans le moule, et le parsemer des framboises congelées. Ajoutez le reste de la masse... les framboises se noient...

Faites cuire quarante à cinquante minutes au four, à 180 degrés. Une fois cuit mais pas encore bruni, éteignez le four et laissez le gâteau y refroidir lentement. Une fois froid, recouvrez d'un papier alu ou cellophane, et laissez reposer au frigo, au moins jusqu'au lendemain.

Avant de servir (ou de partir à la fête), préparez votre glaçage en mélangeant les différents ingrédients. Lorsque vous atteignez la texture idéale, qui s'étale mais ne coule pas, répartissez-la sur le gâteau, et lissez avec une spatule à pâtisserie (maryse).

Le soir où j'ai fait cette recette, quelqu'un qui m'est cher avait eu la grande idée de réaliser un beau pochoir pour faire des dédicaces au sucre glace sur les gâteaux. J'ai donc rosi un peu de sucre glace avec du colorant alimentaire, et l'ai transporté jusqu'au lieu de la fête.

Repas terminé, cinq à sept filles se pressent dans une minuscule cuisine pour préparer les desserts. On déchire les emballages, on sort les plaques des sacs, on glisse délicatement les gâteaux dans des plats, on prépare le fameux pochoir, on saupoudre le gâteau indécent au chocolat de l'une, la tarte à la crème de l'autre, et hop on retourne le pochoir pour faire le cheesecake blanc, sur lequel le sucre rose ressortira mieux, forcément. On renonce à décorer les tartes aux pommes qui pompent tout le sucre glace, on plante les bougies, on se met en rang, on envoie un ami éteindre la lumière, on défile gâteaux en main, l'héroïne du jour souffle ses bougies, les invités se jettent sur les desserts.

Trois conclusions seront tirées de cette soirée :

- Les fêtes, définitivement, c'est pas bon pour les photos de nourriture. Lumière basse, foule exaltée et affamée, elles seront forcément vite faites et moches. Si vous voulez voir ce que pourrait être ce cheesecake délicieux en beau, allez chez son concepteur.
- Les pochoirs, c'est joli, mais quand on les retourne ça fait les lettres à l'envers. Mais non, on n'est pas toutes blondes, mais on a dû le voir pour y penser. Et c'est comme ça qu'un billet prend un titre de recette de science-fiction.
- Tout ça n'est pas très grave, parce qu'on s'est quand même super bien amusés, et que le gâteau a été mangé si vite que UM a eu la peine le temps de réaliser que son nom était en miroir, et que je publie la recette malgré les affreuses photos parce qu'elle m'a beaucoup été demandée ce soir-là.

Et pour conclure et en souvenir... Le gâteau au chocolat décadent réalisé par la découpeuse de pochoirs...

lundi 2 juin 2008

crumble d'hommes et sa crème douce au sureau ou la cuisine à l'avance d'une femme qui court III

Et voilà la troisième recette de mon fameux repas de vendredi dont vous trouverez les précédentes étapes dans mes deux précédents billets. Si mes hôtes lisent un jour ce blog qu'ils ne s'en fassent pas : je cours, mais j'ai beaucoup de plaisir à leur faire à manger.

Pour le dessert, j'avais donc quelques pommes et un peu de rhubarbe à transformer en crumble. Envie de décoiffer un peu tout ça, de lui donner un peu de piquant, de poivré, j'ai donc décidé de l'accommoder au gingembre.

Ca nous donne donc pour 4 à 6 mangeurs :

- 4 pommes
- 400g de rhubarbe
- 4 cm de racine de gingembre
- 100g de beurre et un peu plus
- 200g de farine
- 100g de sucre de canne et un peu plus
- du gingembre en poudre
- et, touche finale, du whisky...

Le matin même, j'avais un peu de temps pour préparer les fruits : Râper la racine de gingembre et faire fondre une partie du "un peu plus" de beurre dans une casserole. Pendant ce temps, éplucher et couper les pommes en cubes grossiers. Les balancer dans la casserole et laisser cuire.
Pendant ce temps, éplucher la rhubarbe et la couper en cubes. L'ajouter aux pommes, saupoudrer de sucre de canne, laisser cuire un peu, arrêter le feu lorsque la rhubarbe commence à se défaire. 
J'ai laissé reposer cette compote toute la journée, et le soir en rentrant, j'ai préparé le crumble lui même, selon les quantités super faciles de la collègue que je venais de quitter : 200g de beurre (fondu), 100g de farine, 100g de sucre (de canne). Travailler ces trois ingrédients dans un bol, du bout des doigts, jusqu'à obtenir la texture adéquate : une sorte de poudre de perlimpinpin qui roule sous la pulpe des doigts, comme de mini-grumeaux. Pour rappeler le gingembre de la compote, j'ai ajouté 1 cuiller à café de son frère en poudre.
Et toujours sur le conseil de ma collègue, j'ai ajouté une tombée de whisky. Le goût prenant vite dans ma mixture, j'ai crû bon de m'arrêter là... mais j'aurais dû en mettre bien plus on l'a finalement à peine senti...

De là, comme pour tous les crumbles, il s'agit de beurrer généreusement un plat à four, de faire une couche de fruits, de couvrir cette couche de la pâte sablée, puis de laisser cuire jusqu'à jolie couleur dorée.

Pour servir avec ce crumble que je visais piquant (mais je doublerai la prochaine fois les doses de gingembre et whisky pour que cela devienne vraiment "pour les hommes"), je propose une crème douce et onctueuse, qui s'est parfaitement intégrée sur nos papilles :

- 1 yoghurt grec (180 g)
- 125g de mascarpone
- plus ou moins 4 cs de sirop de fleurs de sureau

Fouetter tout cela pour obtenir une crème homogène, ne pas hésiter à goûter pour le bon dosage de sirop, et en servir deux cuillères à soupe avec chaque part de crumble.

Petite parenthèse, je suis très fière des deux photos qui illustrent cette recette, qui du coup reçoit par mon propre jury la palme du plus joli billet paru depuis la création de la betterave urbaine.