dimanche 16 novembre 2008

pain perdu aux pommes parce que le dimanche, on déjeune plus tard


Mon dernier billet vous faisait part de mes habituelles difficultés matinales, et d'une petite solution pour ne pas partir travailler le ventre vide.

Or, aujourd'hui c'est dimanche, et le matin est tout différent : malgré nos insomnies fréquentes ces temps qui nous poussent hors du lit même les jours de congé, nous avons réussi à nous rendormir. Puis à traîner un peu. Puis à lire le journal au lit. Puis à rester trop longtemps sous la douche. Puis à préparer quelque chose de bon pour un petit déjeuner / dîner / quatre heures : du pain perdu aux pommes.


Pour deux qui sortent d'une longue et salutaire grasse matinée :

- 4 à 6 tranches de pain un peu rassis (type campagne, le mien était à l'épeautre et avait trois jours)
- 2 belles pommes à cuire
- 2 noix de beurre
- 2.5 dl de lait
- 3 cs de sucre
- 1 cc d'essence de vanille
- 1 oeuf

Dans une poêle, faites fondre une noix de beurre. Pelez les pommes, enlevez le coeur, coupez les en quartiers. Faites les revenir doucement dans le beurre. Saupoudrez sur les fruits la première cuillère de sucre en poudre. Laissez cuire en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les pommes soient bien fondantes.
Mélangez le reste du sucre, l'essence de vanille et le lait dans un premier bol. Battez l'oeuf dans un second. Faites fondre l'autre noix de beurre dans une autre poêle. Trempez chaque tranche de pain dans le lait sucré, puis dans l'oeuf. Faites les cuire à la poêle environ dix minutes, en retournant les tranches à mi-parcours. Elles doivent être bien dorées, voire un peu brunes.

Servez dans deux assiettes le pain perdu, et recouvrez avec les pommes.


Dégustez avec une bonne tasse de thé Earl Grey, dans la paix du dimanche matin.

Et avec un jour de retard, j'envoie cette recette à Flo Bretzel pour son jeu Petit déjeuner compris.

vendredi 7 novembre 2008

pour le petit déjeuner, des muffins santé avoine et pommes ou bananes, carottes, fruits secs...


Le petit déjeuner c'est pas mon truc. En général, j'ai traîné au lit le plus longtemps possible et j'ai à peine gardé le temps d'une douche et d'un coup de brosse avant de partir travailler. C'est comme ça depuis toujours, le matin est difficile, tous les matins. Pour dire, je prépare encore mes habits la veille avant d'aller me coucher, comme le faisait ma maman, parce que je sais que sinon, c'est encore un peu de temps en moins dans les plumes.

En plus, rien ne me fait envie. J'aurais faim, si je prenais la peine d'écouter mon estomac, mais l'idée même d'ouvrir le frigo, de prendre quelque chose, de porter une cuillère à ma bouche, de mordre... ça m'épuise et ça m'écoeure.

Les bons jours, je prends une tasse de thé. Earl grey, voire une tisane aux épices. Parfois même, un yoghourt. Dans les cas extrêmes (cours à donner, méga journée, séance difficile), j'y mets des céréales.

Or, tous les nutritionnistes, toutes les mères attentionnées, tous les magazines féminins et même les masculins vous le diront : il faut petit-déjeuner.

Une solution est d'avoir à la maison une série de muffins faciles à mâcher, vite avalés, et transportables aisément dans un sac à main (enfin, prenez quand même une boîte ou du papier d'alu). J'en fais une série, les garde dans une boîte hermétique, les déguste avec ma tasse de thé, ou aux dix heures, voire aux quatre heures.

Le Elle à table de septembre-octobre en proposait une chouette recette, vite faite et bien faite, santé et savoureuse : les muffins de flocons d'avoine aux pommes.

Je me suis empressée de les réaliser... Et pour tout vous dire, à l'heure où je vous écris, une seconde fournée adaptée cuit dans mon four...

Pour une plaque de muffins (12 chez moi, 20 chez Elle) :

- 50g de flocons d'avoine
- 100g de farine mi-blanche (complète chez Elle)
- 1 sachet de levure
- 4 cs de sirop d'agave (100g de sucre roux chez Elle)
- 2 oeufs
- 10 cl d'huile de colza
- 1 cc d'essence de vanille
- 2 pommes

Préchauffez le four à 180 degrés. Mélangez dans un premier saladier les poudres : flocons, farine, levure, sucre. Moi j'y mets aussi le sirop d'agave et l'essence de vanille, ça se mélange bien. Faites une fontaine au milieu de la masse.
Mélangez dans un second plat les oeufs battus, et l'huile. Incorporez dans la fontaine.

Pelez et râpez les pommes. Ajoutez-les à la préparation. Versez dans les moules à muffins.

Vous pouvez saupoudrez les muffins, idéalement après 5 minutes de cuisson, d'un peu de sucre brun. La cuisson totale est de vingt minutes environ.

Pour ceux qui cuisent en ce moment, j'ai adapté la recette pour changer un peu :

J'ai séparé la masse en deux parties. Dans l'une, j'ai remplacé la pomme par une belle carotte râpée fin, cinq dattes hachées, un peu de cannelle. Dans la seconde, c'était une banane coupée en tous petits morceaux, et soixante grammes de chocolat noir haché. J'ai saupoudré les premiers muffins de sucre brun, les seconds de cacao en poudre.

A reprendre en fonction des ingrédients qui vous plaisent, du temps qu'il fait, de vos envies saisonnières...

D'autres recettes pour amortir votre moule à muffins ? Ici et , il y en a.

Note/mise à jour : In extremis, je poste cette recette à l'invitation de Flo Bretzel : petit déjeuner compris, le jeu

dimanche 2 novembre 2008

sunny-cheesecake pour UM


UM est née en septembre, a fêté ses trente ans en octobre, et verra la recette de son gâteau d'anniversaire paraître en novembre. Parfois, les choses prennent plus de temps que prévu.

Evidemment, pour cette belle et grande fête, nous étions quelques-unes à nous partager la responsabilité du chariot des desserts. J'ai décidé de réaliser un cheesecake, gâteau idéal quand il y a beaucoup de monde, vu le poids moyen de chaque tranche. Je me suis promenée via mon clavier chez quelques spécialistes du sujet, et me suis finalement décidée pour une recette de Claude-Olivier.

Ses arguments : allier le sirop de sureau aux framboises, deux goûts que j'adore. Et proposer une masse à base de séré, ce que j'ai voulu essayer, mais pas encore osé, depuis que j'ai découvert le cheesecake. En effet, le fromage à trademark comme ingrédient principal, ça me déprime un peu.

Par contre, contrairement à mon inspirateur, je n'ai pas réussi à réaliser une jolie forêt de framboises sur mon gâteau. Parce que la saison des framboises fraiches est terminée et que mes framboises congelées, après leur séjour de décongélation dans ma vieille passoire en métal, avaient vraiment une sale tête. J'ai donc opté pour un simple glaçage au fromage à trademark, et sirop de sureau.

Pour un beau cheesecake (moule à charnière rond, diamètre 20 cm) :

le fonds :
- 180g de biscuits sablés au beurre
- 1 demi-citron (le jus)
- 50g de beurre
la masse :
- 250g de séré maigre
- 150g de séré entier
- 125g de séré demi-gras
- 3 oeufs
- 70g de sucre
- 100g de framboises surgelées
- 50 ml de sirop de sureau
- 1 demi-citron vert (le zeste)
le glaçage :
- 3-4 cs de Philadelphia
- 1 dl de crème liquide
- sirop de sureau (au goût)

Préchauffez le four à 200 degrés. Faites fondre le beurre à feu doux. Réduisez les biscuits en miettes au mixer, et mélangez-y le jus du demi-citron, puis le beurre fondu. Protégez le fonds du moule à charnière d'un papier sulfurisé, beurrez les bords. Répartissez la poudre biscuitée au fonds du moule, en tassant de manière égale avec le fonds d'un verre. La masse doit remonter sur les bords, sur la moitié de la hauteur environ. Mettez au four pour dix minutes.

Pendant ce temps, mélanger dans un saladier les différents sérés, le sucre, le sirop de sureau, le zeste de citron vert jusqu'à obtenir une masse bien homogène. Y casser les oeufs un à un en mélangeant au fur et à mesure.
Note : vous pouvez tout à fait adapter la recette avec une seule sorte de séré, ou deux, si vous préférez éviter l'échantillonnage que je propose là.

Versez la moitié du mélange dans le moule, et le parsemer des framboises congelées. Ajoutez le reste de la masse... les framboises se noient...

Faites cuire quarante à cinquante minutes au four, à 180 degrés. Une fois cuit mais pas encore bruni, éteignez le four et laissez le gâteau y refroidir lentement. Une fois froid, recouvrez d'un papier alu ou cellophane, et laissez reposer au frigo, au moins jusqu'au lendemain.

Avant de servir (ou de partir à la fête), préparez votre glaçage en mélangeant les différents ingrédients. Lorsque vous atteignez la texture idéale, qui s'étale mais ne coule pas, répartissez-la sur le gâteau, et lissez avec une spatule à pâtisserie (maryse).

Le soir où j'ai fait cette recette, quelqu'un qui m'est cher avait eu la grande idée de réaliser un beau pochoir pour faire des dédicaces au sucre glace sur les gâteaux. J'ai donc rosi un peu de sucre glace avec du colorant alimentaire, et l'ai transporté jusqu'au lieu de la fête.

Repas terminé, cinq à sept filles se pressent dans une minuscule cuisine pour préparer les desserts. On déchire les emballages, on sort les plaques des sacs, on glisse délicatement les gâteaux dans des plats, on prépare le fameux pochoir, on saupoudre le gâteau indécent au chocolat de l'une, la tarte à la crème de l'autre, et hop on retourne le pochoir pour faire le cheesecake blanc, sur lequel le sucre rose ressortira mieux, forcément. On renonce à décorer les tartes aux pommes qui pompent tout le sucre glace, on plante les bougies, on se met en rang, on envoie un ami éteindre la lumière, on défile gâteaux en main, l'héroïne du jour souffle ses bougies, les invités se jettent sur les desserts.

Trois conclusions seront tirées de cette soirée :

- Les fêtes, définitivement, c'est pas bon pour les photos de nourriture. Lumière basse, foule exaltée et affamée, elles seront forcément vite faites et moches. Si vous voulez voir ce que pourrait être ce cheesecake délicieux en beau, allez chez son concepteur.
- Les pochoirs, c'est joli, mais quand on les retourne ça fait les lettres à l'envers. Mais non, on n'est pas toutes blondes, mais on a dû le voir pour y penser. Et c'est comme ça qu'un billet prend un titre de recette de science-fiction.
- Tout ça n'est pas très grave, parce qu'on s'est quand même super bien amusés, et que le gâteau a été mangé si vite que UM a eu la peine le temps de réaliser que son nom était en miroir, et que je publie la recette malgré les affreuses photos parce qu'elle m'a beaucoup été demandée ce soir-là.

Et pour conclure et en souvenir... Le gâteau au chocolat décadent réalisé par la découpeuse de pochoirs...

mercredi 22 octobre 2008

prunes pochées aux épices et à la mélasse de grenade


J'aime bien les fruits pochés ; je trouve qu'ils font des desserts à la fois simples et élégants, et qui se laissent toujours manger par les estomacs les plus gavés par le repas qui a précédé. Après les poires et les abricots, j'ai donc décidé d'essayer une recette de prunes pochées.

L'idée à vrai dire m'est venue de ma maman ; lors d'une raclette de fin d'été, faite du fromage de Tequila, la vache de mon beau-père (qui en réalité est physiothérapeute mais c'est un tel gourmand et gourmet qu'il s'est acheté une vache d'hérens pour la production de fromage...), elle avait préparé deux compotée de fruits pochés, enfin je ne sais pas si compotée est le terme exact, car les fruits étaient entiers, mais aussi cuits et fondants, bref : l'une de pêches de vigne, l'autre de pruneaux, et c'était délicieux.

Invitée à mon tour à une fondue en terrasse (si si, en octobre : la soirée était belle encore et c'était comme un défi de manger encore une fois dehors avant l'hiver), et à y amener un dessert, j'ai recyclé le concept en improvisant la recette suivante :

Pour six desserts de gens repus :
- 800g à 1 kg de prunes
- 3 cs de sucre brun
- 10 grains de poivre noir
- 3 clous de girofle
- 2 sachets de sucre vanillé - ou une gousse de vanille et 1 cs supplémentaire de sucre brun
- 2 bâtons de cannelle
- 2 dl de mélasse de grenade
- 7 à 10 dl d'eau (selon le poids des fruits et votre jugé)

Laver et sécher les prunes, avant de les couper en deux et de retirer leurs noyaux. Faire bouillir l'eau, la mélasse de grenade et le sucre brun dans une casserole. Dès ébullition, y ajouter les épices (gousse de vanille fendue le cas échéant), et les prunes. Laisser cuire à feu doux pendant 5 à 10 minutes. Les prunes doivent être bien cuites et fondantes, mais ne pas se défaire intégralement, rester attentif/ve.

Egoutter les prunes en récupérant le sirop dans un bol posé sous la passoire. Faire cuire ce jus encore 5 à 10 minutes, jusqu'à une consistante sirupeuse. Filtrer le sirop en le reversant sur les prunes, en retirant la cannelle, la girofle dans une passoire posé sur votre saladier (tout le monde suit toujours, les positions des passoires ?). Vous pouvez laisser les grains de poivre noir dans les fruits, ça croque piquant tout à fait délicieusement au milieu de tout ce moelleux sucré.

Note esthétique : j'avais pris un mélange de prunes jaunes et violettes, mais au vu de la couleur finale de mon sirop, cela ne me parait pas indispensable

L'autre avantage des fruits pochés ? Ils se promènent volontiers dans leur sirop et dans une boîte en plastique (genre Tup...re), lorsque l'on doit les transporter, et en scooter c'est bien plus pratique qu'un gâteau.

En saladier chez vous ou en boîte en plastique dans un coin de la cuisine de vos amis, laisser macérer jusqu'au repas, et déguster à température ambiante.

lundi 20 octobre 2008

tajine en romertopf au poulet, navets et carottes en couleurs


Lorsque mon amoureux et moi on a emménagé ensemble, l'inventaire de la cuisine fut fastidieux : faire un choix parmi les vieilles assiettes Ikea, c'était facile, on a d'ailleurs fini par toutes les changer. Jeter les verres en trop, c'était futile, vu comme on est brutaux quand on fait la vaisselle, on n'en a plus un qui a vécu le déménagement. Echanger mes vieux couteaux pourris contre les siens qui coupent, c'était utile.

Par contre, c'est ce que je nommerai le "haut du placard" qui a été plus difficile à trier. Deux caquelons à fondue, tout le monde est d'accord, ça ne sert à rien. Si vraiment vous voulez faire de la fondue pour douze, il y en a bien un des dix autres qui pourra amener le sien. En plus, la fondue, c'est mieux au bistrot, surtout dans un trois pièces. Mais lequel garder ? Le vieux de ses grand-parents avec son réchaud en fer forgé, ou le plus récent prune et inox, offert par une ex-belle famille ? Décision sans heurts, entre un souvenir de ses grands-parents chéris et celui d'une ex-belle-mère envahissante... Vite vu.
Et les quatorze vases, ils sont vraiment tous différents ? Celui pour les tournesols, il irait vraiment pas pour des lys ? On les garde tous ?

Et comment on va cuisiner à la vapeur ? Avec mon machin à paniers en plastiques ? Avec le panier du ricecooker ? Avec celui en osier acheté au thaï du quartier ? Avec la marmite à vapeur qui pèse 3 tonnes ? Cette fois, on a gardé le moderne et le léger, et la marmite à vapeur attend son heure dans un carton à la cave.
Et les woks ? C'est bien deux woks, non ? On ne sait jamais, si on fait un curry pour vingt... ?

Pour ne rien arranger, depuis, on a récupéré la vieille centrifugeuse de mon enfance que papa allait jeter, acheté une machine à café rétro parce que quand même c'est meilleur qu'en cafetière sur la plaque, développé ma collection de casseroles avec deux splendides Hotpan écologiques, investi dans un second ricecooker plus petit parce que c'était quand même bête d'avoir besoin de quatre invités pour que ça vaille le coup de faire du riz, trouvé un plat à gratin super rustique dans une brocante... La cuisine n'est pas plus grande mais elle se réaménage, au jour le jour, selon nos différentes lubies et trouvailles.

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ?

Pour vous parler d'une des survivantes de ces grands tris, dont l'avenir n'était pas assuré à la base : la romertopf. Elle est arrivée dans ses cartons à lui, je l'ai observée en chien de faïence pendant une bonne année. Avant de me décider, enfin, à le questionner un peu, et à surfer aussi un peu sur les sites de cuisine pour oser approcher la chose.

Je me disais bien que ce serait sûrement bon mais quand même... déjà le poids. Ensuite le look. Enfin l'histoire du trempage. Tout ça ne me paraissait pas très nouvelle cuisine et innovations gustatives. Et bien j'avais tort. La romertopf, c'est top ! Vous jetez n'importe quoi dedans, et à condition d'avoir devant vous le temps de cuisson nécessaire, ça sera merveilleux. Et c'est le genre d'accessoire qui permet de boire l'apéro tranquille au salon, sans s'inquiéter une minute de l'heure de passer à table. Le coup de feu ? Vous parlez de quoi, là ?

On peut y faire plein de viandes et de poissons, pour ma part je me suis cantonnée plutôt au poulet rôti et ses variantes jusque là, et à l'agneau préalablement sauté dans un wok (ou dans l'autre). Mais l'amoureux y a fait cuire il y a quelque temps deux dorades parfaites.

La faire bien tremper, surtout, au moins une demi-heure, couvercle et base. N'ajouter quasi aucun liquide, sinon, soupe assurée. Ni de graisse d'ailleurs, celle de la viande suffira. Et ne la lavez jamais au savon, frottez juste à l'eau.

Rêvant l'autre jour de topinambours, je me suis ruée sur la recette d'Anaïk, une tajine de poulet aux légumes retrouvés. Or, ai-je appris à mes dépens fin septembre, ce n'est pas du tout la saison du topinambour, il arrivera plus tard.

J'ai donc adapté la recette au marché du jour, qui proposait, à côté des carottes oranges que l'on connaît, une très jolie botte de carottes rouges - non, pas des betteraves, des carottes nouvelles de couleur rouge. Elles étaient si jolies que j'ai tout de suite décidé de les cuire entières.

Tajine de poulet au romertopf, pour quatre personnes :

- 1 beau poulet, coupé en morceaux par votre boucher, façon "chasseur"
- 2 navets
- 4 pommes de terre
- 4 belles carottes
- 1 botte, soit environ 12, carottes nouvelles, rouges c'est plus joli
- 1 tête d'ail nouveau
- 1 demi-bouquet de persil
- 1 bouquet de coriandre
- 3 doses de safran en poudre
- 3 centimètres de gingembre frais, à râper
- du sel et du poivre

Faites tremper votre romertopf pendant une demi-heure. Pelez vos navets, vos carottes, vos pommes de terre. Coupez-les en morceaux grossiers, sauf les carottes nouvelles. Jetez-les au fond de votre romertopf essuyée, et parsemez de persil haché. Ajoutez les différentes épices, du sel, du poivre. La cuisson se chargera de mêler les saveurs. Répartissez un peu partout les gousses de la tête d'ail nouveau, juste épluchées de leur première couche.

Recouvrez les légumes de vos morceaux de poulet. Fermez la romertopf, et glissez-la dans le four froid pour deux heures à deux heures et demie. La peau du poulet doit être bien dorée. Servez avec la coriandre fraiche hachée.

J'ai accompagné cette recette d'un mélange de riz basmati et de riz rouge sauvage, cuit dans le ricecooker qui occupe le rebord de la fenêtre...

mardi 14 octobre 2008

pâtes fraîches au thon cru, se souvenir de donna hay

Il était un temps, j'étais libraire. Pas encore spécialement intéressée par la cuisine, j'ai découvert à cette époque-là la variété des possibles grâce aux papotages de mes collègues, mais aussi en feuilletant les ouvrages du rayon culinaire, de la cuisine italienne au Larousse gastronomique, du répertoire de cuisine suisse aux recettes subtiles des grands chefs.

Evidemment tout ça, c'était au tout début d'Internet, avant que les fichiers numériques n'aient remplacés ces bons vieux films à trous-trous, avant que chacune et chacun puisse confier ses secrets à tous en quelques clicks, avant l'invention du cuisinier-label genre Jamie Truc et Cyril Machin, quand les fiches recettes de Elle étaient encore jaunes comme une photo de soir d'hiver...

Un beau jour, Donna Hay est arrivée sur les rayons. Donna Hay, c'était la cuisine jolie dans un livre pas trop cher. C'était la fusion encore pas trop absurde. C'était la Betty Bossi des 20-40 ans (référence suisse, désolée pour les autres). C'était les photos prises de tout près et un peu floues par zones, mais tellement plus gourmandes qu'avant. C'est encore je crois, le livre le plus sale de nos cuisines, à mon amie D. et à moi. Et c'est probablement à elle qu'on doit l'achat de ce moule à muffins qui encombre nos placards depuis dix ans, et qu'on vient juste de ressortir parce qu'on est enfin dé-dégoûtées de tous ces apéros pâteux des années nonante.

Je fréquente moins les librairies, du moins je n'y vis plus quarante heures par semaine. Je suppose que Donna Hay a continué sa production, elle a forcément un site que je découvre en rédigeant ce billet.

Et je réalise encore quelques-unes des recettes de son tout premier livre traduit (où était-ce le deuxième ?). Comme par exemple ces pâtes fraîches au thon, parfaites pour un repas à la fois rapide, et classe.

Pour trois travailleurs de la fin des années nonante :

- 500g de pâtes fraiches
- 400g de thon très frais (préciser au poissonnier que c'est pour le manger cru)
- 2 citrons verts
- 150 g de parmesan (pas râpé, un morceau)
- 3 cs d'huile d'olive + 2 cc de peperoncini (ou de l'huile pimentée)
- 100g de rucola (la roquette, mais en Suisse on utilise son nom italien)

Coupez le thon en gros cubes. Chauffez l'huile dans une poêle, avec les peperoncini, puis filtrez-la pour ne gardez que le goût pimenté et ne pas vous arracher le palais. Lavez et hachez grossièrement la rucola. Faites des copeaux de parmesan, à l'aide d'un épluche-légumes ou d'un couteau très coupant. Pressez les citrons verts. Gardez chacun de ces ingrédients séparément.

Faites chauffer l'eau des pâtes, et lancez-y vos pâtes fraiches 2 minutes et pas plus, qu'elles restent al dente. Egouttez-les, et versez-les dans un plat. Mélangez-y le citron, la rucola, l'huile et au tout dernier moment, les morceaux de thon. Servez et parsemez chaque assiette des copeaux de fromage.


Le thon cuit instantanément à l'extérieur, grâce à la chaleur des pâtes et au jus de lime. Le mariage des goûts et à la fois simple et original. Bref, c'est toujours réussi, dix ans plus tard.

samedi 4 octobre 2008

les tartelettes au citron de deux inséparables

Ils sont deux à cuisiner mais c'est plutôt elle qui écrit, et souvent dessine. Ils m'ont lancé un défi avant l'été que j'ai mis du temps à relever. En un mot et trois lettres, la question était : Kap ? Soit étais-je Kap de réaliser ces tartelettes au citron de deux amoureux ?

En relisant les règles de ce jeu parti du Québec, je me rend compte que j'ai mis bien plus des deux semaines autorisées pour relever le défi ! Mais la vie est parfois bien remplie, et le moment idéal pour réunir graines de pavot et zestes de citron dans ma petite cuisine vient seulement d'arriver. J'en suis désolée pour la règle du jeu...

Des tartelettes prévues pour deux amoureux, j'ai fait une série de dix mini-tartelettes dégustées à trois, car l'amoureux et moi avions un invité.

Les ingrédients :

La pâte :
- 100g de farine
- 4 cc de beurre mou
- 2 cc de sirop d'agave
- 3 cc de graines de pavot
- un peu d'eau
- des haricots secs (pour la cuisson à blanc)

La garniture :
- 250g de séré mi-gras
- 2 cc de zestes de citron bio
- 2 abricots secs hachés
- le jus de 3 citrons
- 2g d'agar agar
- 2 cc de sirop d'agave

Préchauffer le four à 180 degrés. Mélanger les ingrédients de la pâte, pour obtenir une belle boule souple. L'étaler, découper des petits cercles avec par exemple un verre, et foncer vos réceptacles. En l'absence de moules à tartelettes dans mes placards, des papiers à muffins ou cupcakes ont très bien fait l'affaire. Garnir de haricots secs, et cuire quinze à vingt minutes.

Laissez refroidir et... enlevez les haricots !

Dans un grand bol, mélanger le séré, les zestes rapés et les abricots hachés. Pressez les trois citrons et porter le jus à ébullition, avant d'y ajouter l'agar agar que vous laisserez cuire 30 secondes environ, en fouettant. Versez le citron dans le bol, mélangez. Garnissez vos fonds de pâte de ce mélange onctueux, et laissez au frigo au moins une heure, ou jusqu'à l'heure du dessert.

Par rapport à la recette originale, j'ai augmenté d'une cuillerée la dose de pavot dans la pâte, et utilisé du séré pour la garniture, un produit laitier suisse qui se situe entre ce que les français nomment le fromage blanc, et le yoghurt. C'est plus ferme et plus acide mais très bon aussi. J'ai également sucré un peu la masse avec du sirop d'agave.

Ces délicieuses mini-tartelettes étaient à la fois légères et onctueuses, piquantes et douces, un véritable délice. Moi qui ai toujours de la peine à me lancer dans la fabrication de pâte maison, j'avoue avoir découvert que ça pouvait être tout simple, et m'être dit que j'allais recommencer.


C'est donc à mon tour d'inviter deux autres bloggeurs ou bloggeuses à poursuivre...

Soit dit en passant, moi j'aime mieux écrire Kap avec c et apostrophe, parce que je suis un peu réactionnaire dans le domaine de l'orthographe, et que je trouve plus joli cap' ;

Mais comme je n'oserai pas changer le nom de ce défi qui court d'un blog à l'autre depuis déjà quelque temps, je vais quand même demander "Alors, Kap ?" à Marion et à Gracianne.

Je les invite à tester, à leur choix, l'un de mes deux pestos. Le premier parce que c'est celui qui a eu le plus de messages sur mon plus jeune blog, et le second parce que publié parmi mes premières recettes, il n'en a eu aucun.

Mais aussi parce que les pestos, c'est bon, ça se mange de plein de façons, et que c'est l'une de mes préparations fétiches !

Je leur rappelle les règles du jeu que je n'ai pas respectées, et que l'on trouve ici.

Enfin, je remercie encore les chéchés pour leur invitation, et leur jolie recette...