Une autre fois, je dirai pourquoi et comment la betterave est arrivée en titre. Mais pour commencer, j'ai choisi une petite impro du soir, une petite impro du frigo.

Prenez 2-3 betteraves, si elles sont roses dehors et rayées dedans alors ce sera très joli. Sinon ce sera joli, simplement.
Coupez les en tranches fines, avec votre plus beau couteau qui coupe, et dispersez-les sur un plat plat. Pressez 1 demi-citron, parsemez de poivre noir et de sel de guérande, dessinez quelques circonvolutions avec une bonne huile d'olive et surtout : parsemez tout ça de coriandre hachée. Si vous n'aimez pas la coriandre fraîche vous avez bien tort. Vous pouvez envisager le persil plat mais ça ne sera sûrement pas aussi bien.
Voilà, je suis parfois péremptoire et particulièrement au sujet de la coriandre, objet de désaccord avec de nombreux proches dont je ne peux comprendre la répulsion pour cette herbe fabuleuse.
Et avec ce joli carpaccio rayé ?
Le sarrasin, ce genre de céréales qu'on achète un jour de grande inspiration saine, puis qui traîne plusieurs mois au fonds du placard parce qu'on
ne sait pas trop bien qu'en faire, que c'est trop bizarre pour le proposer à ses invités, que ça se cuit un deux temps pour être bon (à l'eau, puis poêlé) et donc que c'est un peu fastidieux. Puis un jour vient son heure... c'était ce soir.
Donc, le sarrasin. Rincé et re-rincé, d'abord. Puis cuit à l'eau, environ 15-20 minutes, enfin pas trop croquant ni trop bouillie. Le temps de finaliser son carpaccio, à peu près.
Et de couper un oignon en lamelles, et de le faire revenir dans de l'huile d'olive, un peu.
Ajouter le sarrasin à l'oignon, le poêler, une bonne dizaine de minutes et assez chauds, que les grains croquent un peu (un peu j'ai dit, c'est pas du pop-corn). Le temps de couper les champignons de Paris en rondelles et de hacher le persil.
Enfin, ajouter les dits champignons, un peu de crème, et enfin le persil.
Esthétiquement c'est pas très pop, mais je ne voulais pas faire d'ombre aux betteraves !


